Samsung s26 ultra : la fonction anti-espion fait fuir les premiers acheteurs

San Francisco n’a pas fini d’entendre parler de ses écrans « anti-reflet ». À peine un mois après la présentation mondiale du Galaxy S26 Ultra, des piles de boîtes déjà ouvertes remontent le circuit logistique : la fameuse privacy display censée cacher le contenu aux curieux provoque vertiges, nausées et maux de tête. Le rayon high-tech devient le rayon mal au cœur.

Le principe séduisait pourtant : des pixels orientent la lumière uniquement vers l’axe de vision du propriétaire, rendre le SMS, le RIB ou la photo de l’ex indéchiffrables pour le voisin de métro. Samsung promettait « l’intimité ultime ». Résultat : certains usagers ferment l’option au bout de dix minutes, d’autres ferment carrément la porte du S26 Ultra en demandant le remboursement.

Sur reddit, les témoignages s’enchaînent comme des chaînes de stories

« J’ai cru que mes yeux vieillissaient en accéléré », écrit un Américain qui affirme avoir traîné son téléphone chez l’ophtalmo avant de comprendre que le coupable tenait dans une dalle OLED. Un Allemand parle de « barre verticale flottante ». Une Française assure avoir revendu l’appareil « avec un sac de vomissures en prime ». Les mots-clés « fatigue visuelle » et « céphalées » fleurissent, jusqu’à ceux qui, privacy display désactivé, continuent de ressentir des troubles : la dalle embarquerait-elle un autre réglage agressif ?

Samsung France botte en touche : « Nous investiguons, conformément à notre procédure qualité. » Aucun rappel en cours, aucune mise à jour calibrée. Entre-temps, les opérateurs constatent un taux de retours cinq fois supérieur à la moyenne sur l’Ultra, sans parvenir à dire si le phénomène dépasse le cercle bruyant des forums.

Le loupé technique révèle une tendance : la surenchère de capteurs et d’algorithmes

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Depuis deux ans, la guerre de l’innovation se joue sur des détails — pli du téléphone, taux de rafraîchissement, nit de luminosité —, quitte à greffer des couches de traitement numériques oublieuses de la physiologie humaine. La « privacy display » n’échappe pas à la règle : la firme a calibré la lumière pour la sécurité, pas pour la rétine. Las, l’œil n’aime pas qu’on lui mente sur la direction des photons.

Conséquence immédiate : la cote du S26 Ultra sur les sites de revente chute de 18 % en dix jours. Conséquence à moyen terme : les concurrents — Apple, Google, voire Xiaomi — scrutent le dossier pour ne pas reproduire la faute. Le marché du « écran privé » pourrait bien se refermer aussi vite qu’il s’était ouvert.

Ironie ultime, la fonction star devient le meilleur argument marketing des Galaxy S24 reconditionnés. Leur dalles, elles, ne font mal à personne. Et les stocks de 2023 s’envolent.