L'attentat de trump : le jeu vidéo amateur qui devint un outil de propagande

Un attentat en plein gala à Washington. Un homme armé a ouvert le feu sur une cérémonie réunissant des personnalités de la Maison Blanche, parmi lesquelles Donald Trump. Blessé, l'attaquant a été arrêté et identifié comme Cole Thomas Allen, un développeur de jeux vidéo de 34 ans.

Un jeu réputé amateur, un impact politique énorme

Après avoir fouillé sa vie, la presse a découvert que Cole Thomas Allen est l'auteur d'un jeu vidéo en ligne intitulé Bohrdom, sorti en 2018. Ce jeu en 2D, où les joueurs incarnent des atomes ou des électrons, ne comptait que deux évaluations lors de sa sortie. Mais, après l'attentat, ce jeu a connu une explosion de popularité, avec plus de 200 achat et une salle de discussion des forums Steam qui a débordé sur dix pages.

Le problème, c'est que personne n'a acheté Bohrdom pour jouer. Les utilisateurs ont fait l'acquisition du jeu exclusivement pour se positionner en faveur ou contre Trump, ou encore pour se lancer dans des attaques verbales avec les autres acheteurs. Valve, la plateforme de jeux en ligne, a finalement décidé de supprimer la vente du jeu, ainsi que les évaluations et les commentaires postérieurs à l'attentat, considérant qu'il s'agissait d'un terrain d'affrontement politique trop dangereux.

Le jeu vidéo, vecteur de propagande et de violence symbolique

Le jeu vidéo, vecteur de propagande et de violence symbolique

Cet épisode soulève des questions sur l'impact de la Technologie et des jeux vidéo sur la société. Si Bohrdom est resté un jeu amateur, sans grand intérêt en soi, il a servi de catalyseur pour des affrontements politiques et des débats haineux. Cela montre à quel point la Technologie peut être utilisée comme outil de propagande et de diffusion de messages hostiles, même de manière symbolique.