Un youtubeur glisse une rtx 5060 dans une xbox series x et déclenche une fronde anti-microsoft

PhasedTech vient de transformer la console la plus compacte de Microsoft en un PC qui crache 250 fps sur Counter-Strike 2. La Xbox Series X n’a plus de système Xbox dedans : juste Windows, un Core i7-12700 et une GeForce RTX 5060. Le message est limpide : les joueurs n’attendront plus Redmond pour fusionner PC et salon.

La promesse non tenue de microsoft, bricolée en garage

On avait été vendus l’idée d’une Xbox capable de lancer des .exe dès 2020. Trois ans plus tard, la promesse croupit dans les roadmaps. PhasedTech, déjà coutumier du hack, a donc pris les devants : il a acheté une Series X d’occasion, retiré la carte mère AMD custom et glissé à la place la Intel NUC 12 Extreme Compute Element, un module de 12 cm qui intègre CPU, RAM et NVMe. Résultat : 32 Go de DDR4, 1 To PCIe 4.0, et un TDP maîtrisé qui laisse encore 150 W de marge pour la GPU.

L’exercice oblige à repousser chaque paroi. Le boîtier d’origine reste intact vu de l’extérieur, mais l’intérieur est une sculpture de plastique fraisé, de supports imprimés en 3D et de vis sur mesure. L’alimentation Flex-ATX de 600 W tient debout derrière la carte graphique, le ventilateur radial de 120 mm récupère l’air chaud d’origine. Étonnant : la température CPU/GPU ne dépasse pas 75 °C en 250 fps. Le secret ? Un flux d’air vertical copié sur le design initial de Microsoft, mais dédié cette fois à un vrai PC.

Ports trafiqués, performances en berne pour la xbox d’origine

Ports trafiqués, performances en berne pour la xbox d’origine

Le chassis ne possède ni DisplayPort ni HDMI pleine taille. PhasedTech a donc usiné une nouvelle façade arrière avec sorties Wi-Fi, USB-C et alimentation C13. La carte mère NUC fournit deux Thunderbolt 4 ; l’IGP Intel sert juste à booter, la RTX 5060 prend le relais dès que Windows démarre. Perf relevées : 100–140 fps en 1440p ultra sur AAA, 250 fps en CS2. La Xbox Series X standard plafonne à 60 fps. La gifle est numérique, mais aussi symbolique : un seul homme a doublé la puissance d’une console « next-gen » avec des composants de 2022.

Microsoft n’a pas répondu à nos sollicitations. Mais l’anecdote fait tâche : la firme revend une machine fermée alors qu’un bricoleur prouve qu’elle peut accueillir un écosystème ouvert. Les ventes de Series X peinent déjà à dépasser le PS5 ; voir la console mutée en PC haut de gamme pourrait pousser d’autres fans à sauter le pas du hack, affaiblissant encore l’argument « console plug-and-play ». Take-Two, EA et Ubisoft regardent déjà les chiffres : les versions PC de leurs titres engrangent 30 % de revenus en plus via les marketplaces ouvertes. Imaginez ce rendement si chaque salon pouvait convertir sa Xbox en Steam Machine.

PhasedTech prépare un tutoriel complet. Les composants coûtent 1 200 € neufs, moitié prix si on chine. Il promet un guide de démontage et les fichiers STL pour imprimer le support d’alim. Microsoft pourrait bloquer la manoeuvre via un firmware, mais le NUC démarre avant même le contrôleur Xbox : la parade technique est déjà là. Le message est donc simple : la barrière matérielle n’existe plus. Reste à savoir combien de joueurs vont claquer 500 € dans une Series X juste pour la désosser. D’ici là, Redmond a perdu l’initiative. Le salon next-gen, c’est désormais un PC qui se cache dans une coque Xbox.