Nvidia tacle amd et intel avec feynman : 1,6 nm et 2 000 w pour 2026
NVIDIA enterre le cycle Super et prépare une rupture majeure : l’architecture Feynman, gravée en 1,6 nm chez TSMC, débarquera dès la conférence GTC du 16 au 19 mars 2026. Le message est limpide : pas question de laisser AMD, Intel ou les GPU chinois Lisuan respirer.
Un nœud de 1,6 nm qui décoiffe
Le procédé A16 de TSMC est présenté comme le premier vrai saut de maille depuis les 2 nm : densité x1,3, gain énergétique supérieur à 20 %, pistes d’alimentation dorsales qui éliminent les parasites électromagnétiques. Résultat : un unique GPU Feynman peut engloutir 1 000 W, et la version double puce grimpe jusqu’à 2 000 W. Autant dire qu’un radiateur à air fait figure de souvenir.
L’énormité crée un casse-tête inédit : le refroidissement liquide devient la norme d’usine, pas l’option luxe. Les data centers devront repenser leurs baies, et les gamers devront négocier avec leur compteur électrique. Le coût ? NVIDIA passe par l’empaquetage EMIB-T d’Intel pour contourner la saturation des lignes CoWoS de TSMC. Translation : la puce la plus avancée du monde ne dépend plus d’un seul fournisseur taïwanais.

Rubin en 2025, feynman en 2026 : le calendrier du chaos
Entre-temps, la génération Rubin doit tenir la rampe en 2025 avec une gravure 3 nm classique. Elle servira de rampe de lancement aux accélérateurs IA LPU que NVIDIA teste déjà en interne pour l’inférence temps réel. Rubin séduira les hyperscalers ; Feynman visera le training et le raisonnement massif, là où les modèles à 1 000 milliards de paramètres deviennent gourmands.
L’absence de RTX 50 Super laisse un vide sur le segment gaming haut de gamme. AMD en profite pour préparer RDNA 5, Intel ajuste Battlemage, mais aucun ne joue dans la cour des 1 000 W. NVIDIA mise sur l’effet d’éviction : mieux vaut attendre une RTX 6090 ou 7090 que craquer pour une 5090 qui dépasse déjà 150 °C et parfois fume sur le tapis.
Le marché n’aura pas le loisir d’hésiter : dès l’annonce de mars, les grands comptes signeront des contrats cadre pour bloquer les capacités de production. Les premières cartes grand public ne sortiront pas avant l’automne 2026, et le prix grimpera d’au moins 30 % par rapport à la série 50. Pour les créateurs de contenu, le calcul est rapide : un rendement x2 sur Blender ou Stable Diffusion justifie l’investissement énergétique.
Le plus dur reste à venir : convaincre les régulateurs. Une baie de serveurs Feynman consomme l’équivalent d’un immeuble de bureaux. NVIDIA va devoir négocier des accords spéciaux avec les opérateurs électriques, et peut-être revoir sa copie sur l’empreinte carbone. Mais Jensen Huang sait que, dans la course à l’IA, celui qui hésite sur la prise murale a déjà perdu.
