Disney prépare une offre pour racheter epic games, fortnite en ligne de mire
Le rêve de Mickey
de posséder son propre métavers prendrait presque forme. Selon un journaliste du média américain The Verge, Disney serait en train de finaliser une offre de rachat d’Epic Games, le studio derrière Fortnite. Une information glissée en off dans un podcast, mais qui fait trembler toute l’industrie du jeu vidéo.La rumeur ne tombe pas du ciel. Depuis 2017, Disney multiplie les collaborations avec Epic : Star Wars, Marvel, Pixar, Les Simpson… autant de univers qui ont envahi la carte de Fortnite. En février dernier, le géant du divertissement a même injecté 1,5 milliard de dollars dans Epic pour créer un « univers persistant » dédié aux fans de Disney. Une opération qui, à l’époque, ressemblait déjà à un premier pas vers une acquisition.
Tim sweeney, le dernier verrou à faire sauter
Epic Games n’est pas une entreprise comme les autres. Tim Sweeney, son fondateur, en détient encore la majorité du capital. Et s’il a déjà cédé des parts à Disney, il n’a jamais caché son attachement à l’indépendance de son studio. Pourtant, le contexte actuel pourrait le pousser à négocier. Epic vient de licencier plus de 1 000 salariés, a augmenté le prix de ses V-Bucks et annoncé un plan d’économies de 200 millions de dollars. Le moment est critique.
À Disney, le nouveau PDG Joe D’Amaro ne cache pas sa fascination pour Fortnite. « 500 % favorable » à Epic Games, aurait-il lâché en réunion selon la source du Verge. Une déclaration qui sonne comme un feu vert interne. Certains dirigeants, plus prudents, redoutent une surévaluation ou un retour de bâton réglementaire. Mais la tentation est trop forte.

Un parc à thème fortnite, une série fortnite, un futur fortnite
Pour Disney, posséder Fortnite, c’est s’offrir une plateforme de 500 millions de joueurs, majoritairement adolescents et pré-ados. C’est aussi contrôler un métavers déjà opérationnel, où chaque IP peut revivre sous forme de skins, d’événements ou de quêtes. Imaginez un land dédié à Fortnite à Disneyland, une série animée produite par Marvel Studios, ou un film Pixar inspiré du Battle Royale. Le cercle serait bouclé.
Reste la question de l’Epic Games Store, la boutique numérique du studio. Peu rentable, mais stratégique. Elle offre à Disney une porte d’entrée sur le PC, un marché qu’il n’a jamais su conquérir. Et puis il y a Unreal Engine, le moteur graphique qui fait tourner la moitié des blockbusters hollywoodiens. Disney pourrait alors produire ses films directement dans un moteur de jeu, en temps réel. Le cinéma tel qu’on le connaît disparaîtrait.
La guerre est lancée. Tim Sweeney tient les clés. Mais pour la première fois depuis la création d’Epic, il pourrait être tenté de les poser. Le prix ? On parle de plus de 30 milliards de dollars. Cher. Mais pas trop pour Disney, qui a déjà dépensé 70 milliards pour Fox. Le vrai enjeu, c’est le contrôle créatif. Sweeney a bâti Fortnite comme un espace libre, ouvert, sans barrières. Disney, lui, vend des rêves fermés, protégés, enfermés dans des parcs. L’un va devoir avaler l’autre.
Les négociations seraient déjà en cours. Pas de calendrier officiel. Mais si l’offre aboutit, le jeu vidéo ne sera plus jamais un loisir. Il deviendra le canal principal par lequel Disney parlera au monde. Et Fortnite, ce n’est plus un jeu. C’est le futur de la narration. Mickey l’a compris. Il ne reste plus qu’à signer.
