Amazon relance un téléphone ia après l'échec cuisant du fire phone
Amazon croit dur comme fer que l'intelligence artificielle efface les souvenirs de 2014. Le Fire Phone, ce monument de gadgets inutiles, va avoir un petit frère. Nom de code : Transformer. Objectif : fourrer Alexa dans votre poche et vous faire parler à un rectangle de verre au lieu de le toucher.
Le groupe zeroone, papa des echo, réinvente le mobile
ZeroOne, la division hardware qui a déjà séduit 100 millions de foyers avec des enceintes rondes, travaille sur un mobile minimaliste. Inspire-toi du Light Phone, enlève les applis, remplace tout par la voix. Tu veux écouter du metal à 3 h 14 ? Dis « Alexa, métal japonais des années 90 ». Tu veux un grille-pain ? Dis « Alexa, grille-pain livré demain ». Le téléphone se charge de commander, payer, tracker. Tu n’as même plus besoin de regarder l’écran.
Android reste sous le capot, mais recouvert d’une épaisseur de Fire OS taillée pour l’IA. Pas de Google Play, pas de Chrome, pas de Gmail. Amazon récupère la data brute, la traîne dans ses serveurs AWS et te ressort une expérience sans friction. Le prix ? Inconnu. La date ? Peut-être jamais. Le projet est encore en incubation ; un simple mémo peut le tiller à mort.

2014, L’année où amazon inventa la 3d sans public
Le premier Fire Phone avait coûté 170 millions de dollars de pertes. Quatre caméras frontales suivaient vos yeux pour créer un effet 3D sans lunettes. Résultat : une batterie qui fondait, un écran qui chauffait, une boutique d’applications vide. Le téléphone avait disparu des tablettes AT&T en moins d’un an. Jeff Bezos l’avait enterré en silence.
Cette fois, Amazon espère que l’IA justifie le risque. Le marché est saturé ? Oui. Les apps d’IA pullulent ? Certainement. Mais Amazon n’a pas Windows ni Android à sa botte. Il lui faut un hardware maison pour diffuser Alexa à la vitesse de la lumière. Sinon, Google Assistant et Siri continueront à dicter la loi.
Transformer pourrait donc devenir le dernier joker d’un géant qui a tout sauf un écosystème mobile. Ou le foss le plus profond creusé depuis 2014. La direction ne parie pas sur les premières semaines, mais sur la data vocale que chaque appel génèrera. Une seconde d’enregistrement, multipliée par 200 millions d’utilisateurs, vaut plus qu’un téléphone qui se vend. Amazon le sait. C’est pour ça qu’il recommence.
