Téhéran refuse la main tendue de trump : la guerre s’allonge, les marchés tremblent
Trois lignes sur Truth Social ont suffi à faire plonger les contrats pétroliers et à creuser les déficits de l’industrie militaire américaine : « Les négociateurs nous supplient, mais Téhéran prétend “étudier” notre proposition. FAUX ! » Le message signé Donald Trump, publié à l’aube, est assorti d’un avertissement limpide : « Plus vite ils comprendront, moins les dégâts seront graves. »
Irán pide garantías que washington no incluye en su dossier de 15 puntos
La chaîne d’État Press TV a dégainé la liste des exigences de Téhéran : cessez-le-feu total avec Israël, compensation des bombardements, reconnaissance de la souveraineté iranienne sur le détroit d’Ormuz. Aucune ne figure dans la feuille de route remise la semaine dernière par Antony Blinken. Bilan : le dialogue est mort-né et le conflit entre dans son cinquième mois.
Les traders de Brent l’ont compris : le baril a gagné 3,8 % en deux heures, porté par la crainte d’un blitz naval dans le golfe Persique. L’écart avec le WTI atteint son plus haut depuis 2008, signe que le marché parie sur une fermeture prolongée du détroit où transitent 21 % du pétrole mondial.

Trump fustige l’otan et part en « vendre la guerre » à miami
Entre deux posts, le président américain a trouvé le temps d’accuser ses alliés d’être « des lâches qui regardent ailleurs » pendant que « l’Amérique nettoie la région ». L’OTAN, selon lui, « ne fait rien » et « ne sera jamais pardonnée ». Le secrétaire général Mark Rutte a tenté une passe d’armes : « Nous trouverons une solution maritime », a-t-il lâché, sans préciser laquelle.
Même jour, même ton : Trump embarque pour Miami Beach et un sommet réservé aux initiés, surnommé le « Davos du désert » saoudien. Objectif : convaincre fonds souverains et banquiers de financer la suite des opérations. Derrière la vitrine des yachts et des villas à 50 millions de dollars, Mohammed ben Salmane aurait promis à l’auteur du deal Abraham que « l’heure est à l’agrandissement, pas au repli ». Riyad dément, la Maison-Blanche « ne commente pas les discussions privées ».
Conclusion : le cessez-le-feu espéré s’est évanoui, remplacé par une surenchère de menaces et de calculs pétroliers. Les frappes aériennes vont continuer, les cours aussi. Et les smartphones des investisseurs, déjà paramétrés sur l’indice de volatilité du pétrole, vibrent chaque fois qu’un missile s’approche d’Ormuz.
