L'espagne met la pression sur les cryptomonnaies dans la déclaration de revenu 2026
L'Agence des Recettes publiques espagnole (AEAT) se prépare à faire une différence avec les cryptomonnaies dans le cadre de la déclaration de revenu 2026, qui commence le 8 avril.

Les cryptos et le secteur immobilier, deux fronts pour l'aeat
Le plan annuel de contrôle fiscal et douanier 2026 met en avant ces deux domaines comme les principaux champs de bataille pour cette campagne fiscale.
L'Autorité fiscale espagnole, qui dispose désormais d'outils d'identification actifs, ne se contentera plus de attendre que les citoyens déclarent volontairement leurs cryptos. Elle utilisera désormais des mécanismes de suivi pour détecter les mouvements de cryptomonnaies entre comptes personnels (wallets non gardiennes) qui étaient presque invisibles jusque-là.
Les plataformes de change basées à l'étranger sont également dans le collimateur de l'Autorité fiscale. Hacienda a activé des outils de traçabilité pour surveiller les transferts entre monnaies digitales, ainsi que les revenus générés sur les plateformes de vente et d'achat de biens et de services.
En ce qui concerne les déclarations, les contribuables devront spécifier les soldes étrangers supérieurs à 50 000 euros au moyen du modèle 721, qui doit être déposé avant le 31 mars 2026. Hacienda pourra ainsi détecter des indices de revenus non déclarés avec une précision inédite.
Les sancions pour non-respect de ces obligations sont particulièrement élevées, allant jusqu'à 5 000 euros par information omise, avec un minimum de 10 000 euros.
