La ia détruit des emplois sans preuve, selon harvard

Les patrons licencient sur une promesse vide. C’est le réquisitoire que publie Harvard Business Review après un audit de Gartner : seule 1 % des suppressions de postes au premier semestre 2025 s’explique par un gain de productivité avéré. Le reste ? Une anticipation boursouflée de bénéfices que l’intelligence artificielle ne délivre toujours pas.

Workslop : la boucle sans fin d’heures perdues

Derrière le mot barbare se cache l’allergie du siècle : du contenu généré à la chaîne, mal repéré, mal corrigé. Résultat : deux heures de rab pour éponger chaque erreur. Les services qui imposent l’IA sans formation affichent les plus forts taux d’adoption… et les pires résultats. Ceux qui prennent le temps de repenser les processus doublent, eux, leurs objectifs de revenus. La leçon est crue : la valeur ne vient pas du kilo de GPU, mais du cerveau qui réinvente le workflow.

Et le carnage ne se limite pas aux open spaces. Dans les salles de recrutement, candidats et algorithmes se pourchassent. Gartner prédit qu’un quart des CV en 2028 seront faux, gonflés par des IA qui embellissent parcours et compétences. Les entreprises ripostent avec des entretiens en présentiel et des épreuves pratiques, revenant au bon vieux « montre-moi tes mains » pour échapper au chaos.

Spoiler : la cybersécurité débarque au drh

Spoiler : la cybersécurité débarque au drh

Plus de 320 incidents en un an : fausses identités, deepfakes, visages générés par diffusion stable, le tout pour infiltrer des postes à distance. CrowdStrike a catalogué l’arsenal. Conséquence : les équipes RH se muent en garde-fou sécurité, un rôle qu’aucune école de ressources humaines ne préparait.

Tout ce tintamarre laisse des traces psychologiques. Dans une enquête interne, 91 % des directeurs tech avouent ne jamais surveiller la santé mentale de leurs troupes. Résultat : des salariés suivent les recommandations automatiques jusqu’à l’erreur judiciaire, puis subissent licenciement ou rétrogradation. Le burnout by bot fait son entrée dans les classifications médicales.

Reste l’ultime ironie : même les éditeurs d’IA réduisent leurs effectifs. Chez xAI, le dernier cofondateur vient de jeter l’éponge. Quand les vendeurs de pellettes ferment la mine, le message est limpide : la révolution tient plus de la bulle que du progrès.

Demain, les lauréats ne seront pas ceux qui stackent les abonnements ChatGPT Enterprise, mais ceux qui recrutent des « process pros » capables de couper les circuits inutiles et de redessiner la chaîne de valeur. Gartner est formel : la rentabilité vient du redesign, non du plugin. Pendant ce temps, le workslop continue de gonfler les factures de heures supplémentaires. Une promesse, deux heures de correction, zéro euro de gain : voilà la ligne de compte que les actionnaires finiront par lire.