Bce : vujcic déclenche la hausse des taux dès juin pour éteindre l'inflation
Boris Vujcic pose ses valises à Francfort avec une mission claire : faire plier l'inflation avant qu'elle ne dévore la reprise. Le futur vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), qui prendra ses fonctions en juin, exige une action immédiate face à la flambée des prix que le conflit iranien pourrait propulser à 6,3 % si le détroit d'Ormuz reste bouché.
Le scénario noir : 6,3 % d'inflation si téhéran bloque le détroit
Les économistes de la BCE ont revu leurs projections : leurs modèles tablent désormais sur une inflation à 2,6 % en 2024, soit un point de plus que prévu avant l'escalade militaire. Mais ce chiffre devient anecdotique si l'Iran paralyse le détroit d'Ormuz. Dans ce cas, l'énergie flamberait et l'indice des prix à la consommation bondirait à 6,3 %, niveau que l'Europe n'a plus connu depuis la crision de l'euro.
Vujcic tranche : attendre serait « suicidaire ». Il ne voit que deux options : des hausses modestes mais rapides, ou des coups de massue plus tard. Il choisit la première. Son argument ? Chaque trimestre gagné offre une marge pour corriger le tir si la situation se dégrade encore.

Les marchés parient sur trois coups de rateau dès avril
Les traders ont déjà dégainé leurs calculettes. Ils anticipent trois relèvements de 25 points de base sur la facilité de dépôt, qui passerait de 2 % à 3 % d'ici décembre. Le Euribor 12 mois, lui, a enregistré sa plus forte envolée depuis 2008, portant le crédit immobilier européen à des niveaux qui refroidissent les plus acheteurs.
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