Windows 11 : microsoft cède enfin et rend le contrôle total des mises à jour

Finis les redémarrages sauvages en pleine réunion. Microsoft vient d’annoncer que Windows 11 va permettre de mettre en pause les mises à jour aussi longtemps qu’on le souhaite, sans la barrière des cinq semaines imposées jusqu’ici. Une révolution pour les utilisateurs qui, depuis 2015, subissent un système qui télécharge, installe et redémarre à sa guise.

Le cauchemar des reboots forcés touchera à sa fin

Le cauchemar des reboots forcés touchera à sa fin

Le principe est simple : dès que la fonction débarde dans les prochaines semaines, un interrupteur « Pause » bloque tout. Même si le patch est déjà téléchargé, le PC ne l’appliquera pas tant que l’utilisateur ne l’aura pas validé. Plus de surprise au moment d’éteindre la machine, plus de perte de données en plein rendu vidéo. Microsoft promet même un unique reboot mensuel regroupant l’ensemble des correctifs, histoire de réduire les interruptions à un créneau choisi.

Le changement ne se limite pas au bouton « Pause ». L’éditeur va aussi afficher, étape par étape, ce que le système est en train de faire : pourcentage d’avancement, temps restant, point de restauration créé automatiquement. Si une mise à jour plante, Windows restaurera seul l’image précédente, sans appel au support.

Cette volte-face s’explique par une pression cumulée : les entreprises fuient vers des systèmes où elles dictent leur calendrier de patchs, et les particulers affluent sur macOS ou ChromeOS, réputés plus respectueux du travail en cours. Le message est clair : Redmond a compris que le « toujours plus sécurisé » ne justifie plus le « toujours plus intrusif »

Les Insiders verront la nouvelle maîtrise débarquer d’ici deux semaines; le grand public l’obtiendra avec la version 24H2, prévue pour l’automne. Une victoire tardive, mais totale, des utilisateurs sur l’ingénieur qui vit dans la machine.