Wall street s'effondre : l'iran met le feu au pétrole et aux portefeuilles
Le Dow Jones perd 1 %, le Nasdaq 2,1 % : la guerre vient de s’inviter au cœur des algorithmes. Ce matin, Téhéran a frappé des sites énergétiques clés du Golfe et, en quelques minutes, le baril de Brent a bondi à 108 dollars. Les traders n’ont pas cherché à comprendre, ils ont vendu.
Sur le tableau de chasse de l’iran : l’île de kharg dans le viseur de trump
La Maison-Blanche étudie, dit-on, une occupation militaire de l’île iranienne de Kharg, terminal vital des exportations de pétrole de Téhéran. Réponse immédiate : les Gardiens de la révolution promettent des représailles « n’importe où sur la planète ». Le langage est celui d’un marché pétrolier qui bascule dans l’irrationnel : chaque tweet est une torche sur les réserves.
Les hedge funds, qui pariaient encore la semaine dernière sur trois baisses de taux de la Fed, ont fermé leurs positions en 24 heures. Résultat : le rendement du Trésor à 10 ans flirte avec 5 %, niveau plus vu depuis 2008. David Rees, économiste en chef chez Schroders, résume : « Si la hausse des prix s’imprime dans les salaires, la Fed ne coupera pas, elle resserrera. » Traduction : adieu relance, bonjour récession.

L’or s’effondre, le dollar règne
Contre-intuition : l’or perd 2 %, la plongeon de 5,7 %. Les investisseurs fuient les métaux précieux pour le billet vert et la liquidité. Le euro-dollar recule à 1,1550 : la devise américaine devient le seul bunker encore debout.
À Londres, le gilts à 10 ans dépasse 5 % pour la première fois depuis la crème financière. La Banque d’Angleterre vient de réviser son inflation au second trimestre : 3 % au lieu de 2,1 %. Le coût de la dette devient une bombe à retardement pour l’exchequer britannique.
Seule note positive : les stations-service européennes anticipent la colère des automobilistes et dégriffent l’essence jusqu’à 40 centimes le litre. Une ristourte cosmétique : le litre reste 25 % plus cher qu’en septembre.
Le carnet d’ordres parle plus fort que les communiqués : le conflit n’est plus régional, il est systémique. Et le prochain pic du Brent pourrait ne pas être un chiffre, mais une date.
