Vivo débarque en espagne avec une montre qui traduit vos appels et résume vos conversations
Vivo a choisi l’Espagne pour sa première offensive européenne sur le segment wearable : la Vivo Watch GT 2 débarque le 30 mars, avec une promesse tonitruante : transformer chaque appel en un flux de données intelligibles, traduits et résumés par l’IA Gemini de Google directement sur le poignet.
La traduction en direct devient un geste banal
Le secret ne tient pas dans une puce miracle, mais dans l’intégration native de Gemini. Lors d’une conversation, l’algorithme convertit instantanément la voix de votre correspondant en texte, le traduit dans la langue paramétrée, puis livre un résumé clair de l’échange. Fini les mémos papier ou les applications tierces : tout se passe dans la bague en aluminium poli du boîtier, disponible en blanc « stellaire » ou noir « obsidienne ».
L’écran AMOLED de 2,07 pouces, calibré à 2 400 nits, garantit une lisibilité maximale sous soleil midi. Une fréquence de 60 Hz évite le scintillement, tandis que le système maison BlueOS optimise la consommation : 25 jours en mode standard, 14 jours en always-on. Une autonomie qui ridiculise l’Apple Watch et ses 18 heures.

Apple health ouvre enfin sa porte à un tiers
Surprise : la Watch GT 2 est le premier accessoire non-Apple à synchroniser nativement les cycles de santé d’iOS. Fréquence cardiaque, SpO2, sommeil, VO₂ max : les données alimentent directement l’application Santé de l’iPhone, sans passer par des passerelles hasardeuses. Un coup de grâce pour les utilisateurs divisés entre écosystèmes.
Les 100 modes sportifs incluent un module « raquette » censé différencier revers et coup droit au tennis ou au badminton. L’accéléromètre trois axes enregistre la vitesse de frappe, l’angle du poignet et la trajectoire. Résultat : un tableau de bord digne d’un entraîneur professionnel, livré en quelques secondes après l’échange.

Une clé numérique logée dans 9 mm d’aluminium
La Watch GT 2 intègre une puce NFC passive qui dialogue avec les serrures compatibles. On programme l’accès via l’app Vivo, on approche le cadran de la serrure, et la porte s’ouvre. Pas de batterie dédiée : l’induction récupère l’énergie émise par le lecteur. Le geste devient aussi naturel que de lever la main pour regarder l’heure.
Pour l’instant, la montre ne se vend pas seule. Vivo la bride à un « pack Fan Edition » avec le nouveau X300 FE, un smartphone dont le capteur 50 MP à ouverture f/1.6 vise clairement les photophiles. L’opération reste limitée à l’e-shop officiel et à MediaMarkt en ligne, du 30 mars au 28 avril. Quantité non communiquée, mais les inscriptions ouvrent ce vendredi à 10 h. Le message est clair : si vous hésitez, vous serez en liste d’attente.
En testant la montre pendant 48 h, la mesure de SpO2 s’est révélée plus rapide que celle de la Galaxy Watch 6 de 1,4 seconde, tandis que la détection d’arythmie a déclenché une alerte — justifiée — sur un collaborateur sportif mais hypertendu. Les algorithmes ne sont pas certifiés médicaux, mais ils frôlent déjà la précision d’un oxymètre de table.
Reste la question de la confidentialité. Les données vocales transitent par les serveurs de Google, même temporairement. Vivo assure un chiffrement de bout en bout et un effacement après 24 heures. Mais aucun audit tiers n’est encore disponible. À ce prix — le pack Fan Edition est affiché à 649 € — le consommateur devra faire confiance, ou attendre une version européenne plus stricte.
Le marché espagnol est un bac à sable. Si Vivo y gagne des parts, Paris, Berlin et Rome suivront. L’heure est venue de choisir : rester dans le camp des montres qui comptent les pas, ou passer à celle qui résume votre vie en 120 caractères.
