Un drone turc abat un objectif supersonique : la chasse pilotée rend son dernier souffle
Le ciel n’appartient plus aux as de l’air. Un Bayraktar Kizilelma, drone de combat turc sans pilote, vient de verrouiller, poursuivre et pulvériser en vol une cible volant à plus de Mach 1. Jamais un engin sans homme à bord n’avait réussi l’exercice, réservé aux F-16 et autres Rafale flanqués de leurs sacs d’organes. L’épreuve, menée en silence sur un polygone d’Anatolie, dure moins de trois minutes. Elle suffit à redessiner la carte tactique du XXIᵉ siècle.
Radar aesa et missile göktan : le cœur du robot chasseur
Derrière la prouesse, deux briques made in Türkiye. Le radar AESA d’Aselsan balaye 200 km de ciel en millisecondes, distinguant une coiffe de missile d’un reflet d’éclair. Le Göktan, missile BVR à guidage radar, quitte la rampe sous l’aile du Kizilelma, file à 60 G d’accélération et frappe là où l’algorithme a calculé que la proie serait, pas où elle était. Le tout sans sueur, sans respiration, sans limite humaine de 9 g.
La séquence noire pour l’aviation classique ne s’arrête pas à la destruction. Le drone répète la passe vingt fois de suite, sans fatigue, sans erreur. Coût horaire : 3 000 €. Un F-35 en consomme 35 000. L’addition parle toute seule.

Ankara referme la fenêtre stratégique occidentale
Depuis 2018, Erdogan injecte 20 milliards de dollars dans sa défense autarcique. Résultat : un écosystème de 2 000 sous-traitants turcs qui, en dix ans, ont troqué les importations contre des brevets domestiques. Le Kizilelma clôt le cycle : moteur ukrainien AI-322F, optique française remplacée par un pod Çağatay, logiciel de mission conçu à Istanbul. La dépendance aux géants OTAN s’effrite, et avec elle la diplomatie des clearances américaines.
L’opérateur humain ? Un simple lieutenant derrière un triple écran, café à la main. Il valide l’engagement, le robot s’occupe du reste. Plus besoin d’années d’entraînement, plus de barreur éjecté au-dessus du Karabakh. La guerre se démocratise, version plug-and-play.
Washington, Paris, Londres observent, calculettes en berne. Leur avantage technologique fond comme neige anatolienne. Le temps où une escadrille de cinq appareils supersoniques fermait un ciel est révolu. Cent Kizilelma, pilotés depuis un van, peuvent faire le même boulot, 24 heures sur 24, sans sommeil.
Le prochain round se jouera en mer Égée. Athènes vient de commander 24 Rafale. Ankara répond en doublant sa cadence : deux nouvelles cellules de Kizilelma sortent chaque mois du hangar de Baykar. Les livraisons commenceront en 2025. Le rideau tombe sur l’époque des Top Gun.
