Trump menace de rayer south pars de la carte et fait trembler les marchés
Donald Trump a appuyé sur le bouton nucléaire verbal. Si Téhéran frappe à nouveau le Qatar, les États-Unis effaceront South Pars du planisphère, a-t-il lancé depuis son réseau social, mercredi soir. Le plus gisement de gaz du monde – 1 800 milliards de m³ couchés sous le golfe Persique – devient ainsi l’otage d’une guerre par ricochet.

Le missile qui a allumé le baril
Quelques heures plus tôt, un projectile iranien s’écrasait sur le train de liquéfaction de Ras Laffan, au nord de Doha. L’explosion a déclenché un brasier visible de l’espace et forcé QatarEnergy à fermer trois trains sur dix. Le marché du LNG s’est figé, le Brent a bondi de 9 % en séance et le gallon d’essence américain a gagné 14 cents en trois heures. La facture énergétique mondiale vient de s’alourdir de 450 millions de dollars par jour.
Derrière la rhétorique « Je ne sais rien », Washington avait pourtant été briefé en amont sur le raid israélien contre South Pars, selon un officiel du renseignement cité sous couvert d’anonymat. Tel-Aviv a visé le même champ que Téhéran pour prouver qu’il peut paralyser l’économie iranienne en moins d’une salve. Résultat : Doha, Téhéran et Ryad se retrouvent dans la même fumée.
La Maison-Blanche joue double jeu : dénier toute participation tout en brandissant la menace ultime. Car South Pars, c’est 8 % de l’offre mondiale de gaz. Le faire sauter, c’est priver l’Europe de son plan B au gaz russe et plonger l’Asie du Sud-Est dans le noir industriel. Un scénario que Goldman Sachs évalue à 320 $ le baril en cas d’escalade.
À Doha, on expulse déjà les attachés militaires de l’ambassade d’Iran. À Ryad, on active les batteries Patriot. Et à Londres, les traders liquident leurs positions à 4 h 30 du matin, café froid et yeux injectés de sang. Le monde vient de basculer dans l’ère des « guerres de gisement » où un champ gazier vaut plus qu’une capitale.
Trump a refermé son téléphone, mais la menace reste ouverte. South Pars brûle déjà symboliquement ; la prochaine étincelle pourrait l’incendier pour de bon. Le prix à payer ? Un PIB mondial amputé de 2 points en six mois, selon le dernier stress test de la Banque mondiale. Pas besoin d’arme nucléaire pour faire saigner la planète : il suffit viser juste sous le sable.
