Sony débarque des écrans 100 pouces et des barres de son qui claquent comme au cinéma
Sony rempile les superlatifs : 100 pouces, neuf haut-parleurs, caisson 200 mm, Atmos, DTS:X, 4K 120 Hz. Le tout en un seul coup de fil marketing baptisé Cinema is Coming Home. Objectif : faire rentrer le multiplex dans le salon sans casser la déco ni le compte en banque.
Le coup de poing s’appelle Bravia Theatre Bar 7. Neuf drivers, dont des transducteurs verticaux, cartographie 3D maison dite 360 Spatial Sound Mapping. Traduction : pas besoin d’encastrer quoi que ce soit, l’algorithme dessine des « haut-parleurs fantômes » au-dessus de votre canapé. IMAX Enhanced est dans la poche, le caisson arrière sans fil aussi. Le tout se calibrera tout seul dès la première mise sous tension. Prix ? Sony se tait, mais les précommandes tournent déjà autour de 1 200 € en Europe.
La bar 5 coupe le volume sans rogner le rendu
Moins de haut-parleurs, plus de sobriété. La Bravia Theatre Bar 5 se contente de 3.1 canaux, mais garde le subwoofer sans fil et la re-montée verticale Vertical Surround Engine. Résultat : un champ sonore pseudo-Atmos qui flatte les dialogues grâce à Voice Zoom 3, la même appli Bravia Connect, le même temps de pose pour raccorder la télé. L’idée ? Un upgrade raisonnable pour ceux qui se satisfont de 55 pouces et d’un salon 20 m².
Les caissons Theatre Sub 8 et Sub 9 jouent les durs à cuire. Le 9 embarque deux transducteurs de 200 mm face-à-face pour annuler les vibrations ; le 8 opte pour un seul mais plus long débattement. Fréquences de 20 Hz garanties, promettent les ingénieurs, avec un délai radio <20 ms pour rester en phase image. Les arrières Rear 9 complètent le tableau : batteries d’accumulateurs Li-ion, 10 h d’autonomie, charge USB-C. Aucun câble ne traverse le tapis.

Écrans jusqu’à 2,5 mètres de diagonale
Côté image, Sony enfonce le clou : Bravia 3 II grimpe jusqu’à 100 pouces, soit 2,54 m. Le XR Processor, déjà vu sur les Z9K, pilote le panel 4K 120 Hz, quatre HDMI 2.1, Dolby Vision et Atmos natifs. Le Bravia 2 II reste à un tarif plus doux (43 à 75 pouces) mais garde Google TV et le même jeu de puces. Date de frappe : 13 mai pour les écrans, dès maintenant pour les barres et les subwoofer.
Le message est limpide : plus question de laisser Samsung et LG dominer le créneau « home-cinéma sans effort ». Sony mise sur une chaîne écossaise d’assemblage pour les barres, un sourcing européen pour les bois de caisson, histoire de grignoter 18 % de coût de transport et d’échapper en partie aux droits de douche américains. Le pari est gros : l’écosystème Bravia devient aussi fermé qu’Apple, mais la promesse d’une config en trois gestes séduira les néophytes autant que les cinéphiles pressés.
Le ticket d’entrée grimpe, certes, mais la note est moindre qu’un ampli AV plus enceintes. Sony compte bien transformer ce « Cinema is Coming Home » en une injonction : votre séance de vendredi soir se fera désormais en chaussettes. Les précommandes explosent déjà au Japon, 48 h après l’annonce. Le multiplex, lui, n’a pas encore réagi. Il n’a plus que quelques mois pour convaincre le spectateur de quitter son canapé.
