Samsung prépare déjà l’exynos 2800 « vanguard » avant même l’exynos 2700
Alors que l’Exynos 2700, alias Ulysses, n’a même pas encore quitté les lignes de production, Samsung Foundry serre déjà les dents sur la puce suivante : l’Exynos 2800, surnommé Vanguard. Objectif : finaliser la bête avant la fin 2025, sur un nœud 2 nm « amélioré ».
Un retour que personne n’avait parié
Il y a encore quinze mois, l’atelier de Hwaseong ressemblait à un hôpital de campagne : rendement 3 nm en berne, rumeurs de fermeture, clients qui décampent vers TSMC. Le taux de bonnes puces 2 nm ? Zéro. Aujourd’hui, la même usine affiche plus de 60 % de yield sur ce même procédé. Le mot « exploit » est faible.
Le secret ? Une refonte des règles de design, des transistors « gate-all-around » plus espacés et un partenariat surprise avec une start-up coréenne de lithographie laser. Résultat : Apple, Qualcomm et même Tesla auraient déjà réservé des plaques de silicium pour 2026, glissant à Samsung des carnets de commande qu’ils juraient impossibles l’an passé.

Galaxy s26, la rampe de lancement
Le Galaxy S26, commercialisé ce mois-ci, sert de laboratoire grandeur nature. Les versions européennes intégrent l’Exynos 2600 gravé en 2 nm première génération ; seule l’Ultra conserve le Snapdragon 8 Elite Gen 5 pour calmer les opérateurs américains. Bilan : 18 % de gain énergétique par rapport au 4 nm, température en baisse de 7 °C en charge rapide. Le « made-in-Suwon » reprend des couleurs.
À Séoul, on murmure que le S27, l’an prochain, montrera le premier Exynos 2700 gravé en 2 nm « second-gen ». Et le S28 ? Il accueillera Vanguard, soit une densité de 215 MTr/mm², 35 % de plus que l’actuel. Le tout avec une puce modem 5G intégrée, histoire de clouer le bec à Qualcomm.

1,4 Nm repoussé, pas abandonné
Le calendrier initial prévoyait des transistors 1,4 nm dès 2027. Trop tôt. Samsung préfère peaufiner son 2 nm et reporter l’objectif à 2029. Une sage décision : les équipements ASML High-NA ne seront vraiment matures qu’en fin de décennie, et le coût par wafer reste aujourd’hui prohibitif. Le fondeur joue l’économie de guerre.
Conséquence immédiate : TSMC reste seul sur la ligne de départ 1,4 nm, mais Samsung garde un train d’avance sur Intel, encore à peine capable de livrer 7 nm sans accroc. Le match est relancé.
Et les consommateurs ? Ils s’en foutent, tant que la batterie tient la journée. Mais la prochaine fois qu’un flagship tiendra deux jours sans recharge, rappelez-vous que derrière ce petit rectangle de verre, c’est la revanche d’un fondeur qu’on enterrait trop vite.
