Samsung bride les anciens galaxy : l’ia anti-spam réservée au s26 fait gronder les fans
Moins d’un mois après leur lancement, les Galaxy S26 battent déjà des records de vente dans une dizaine de pays. La raison ? Un filtre d’appel intelligent qui répond à votre place et retranscrit en temps réel la conversation. Sauf que Samsung vient de confirmer ce que les testeurs redoutaient : Call Screening ne débarquera pas sur les S25, ni sur aucun modèle antérieur. Une décision qui fait trembler la fidélité de la communauté Galaxy.
Une exclusivité logicielle qui pique
Contraitément à l’écran « Privacy Display » du S26 Ultra – une dalle matrice HW qui brouille latéralement l’image – Call Screening ne dépend que d’un algorithme d’intelligence artificielle hébergé dans le cloud de Samsung. Pourtant, le modérateur officiel Galaxy Fam Call Manager a tranché sur le forum américain : « La fonction restera limitée à la série S26 pour le moment. » Une ligne qui sonne comme un ventre mou logiciel pour des millions d’utilisateurs prêts à mettre à jour leur appareil.
La mécanique est pourtant simple : l’IA décroche, affiche la transcription en direct, et vous laisse reprendre la main ou claquer la communication. Une doublure de sécurité appréciable à l’heure où les arnaques téléphoniques explosent : +350 % en Europe en deux ans, selon l’European Consumer Organisation.

Text call, la rustine qui ne colmate pas le trou
Les possesseurs de S25 ne restent pas totalement désarmés. Ils disposent de Text Call, une version light où l’assistant rédige vos réponses… mais uniquement si vous tapez vous-même le texte. Résultat : vous restez rivé à l’écran, l’œil sur le clavier, faute de traitement automatique. Une différence de philosophy aussi saillante qu’un gouffre entre réactivité et proactivité.
Samsung invoque des « contraintes d’optimisation » et un « calendrier de déploiement sécurisé ». Traduction comm’ : la firme garde un joker marketing pour relancer l’attrait du S26 d’ici la saison des fêtes. Le prix du silence ? Jusqu’à 720 $ de ristourne avec reprise, preuve que le géant sud-coréen sait déjà monetizer l’impatience.

Le marché secondaire en embuscade
Cette politique de vagues successives alimente déjà le reconditionné. Sur Swappa, un S24 Ultra en excellent état chute de 18 % en sept jours. Les fans les plus acharnés négocient des échanges croisés : un S25+ contre un S26 d’entrée de gamme, histoire de toucher le Graal logiciel. La rareté fabriquée fait le jeu des revendeurs, mais grince aussi des dents chez les early-adopters de 2025 qui se sentent ringardisés en moins d’un an.
Samsung n’a pas donné de calendrier précis pour une éventuelle extension à One UI 8.5 stable. Et silence total sur la compatibilité hardware requise. Pourtant, le Exynos 2500 et le Snapdragon 8 Gen 4 embarquent tous deux le NPU nécessaire au traitement temps réel. La barrière est donc commerciale avant d’être technique.
L’entreprise joue la montre, mais le consommateur, lui, compte les jours. Chaque mise à jour mineure devient un test de confiance, et le moindre lag alimente la rumeur : et si Samsung réduisait volontairement la durée de vie logicielle pour forcer le renouvellement ? Une stratégie que Apple a déjà payée cash : 500 millions d’amende en 2020 pour ralentissement caché.
Samsung devra trancher avant l’été. Ignorer la fronde des S25, c’est risquer une désaffection en chaîne quand les Galaxy Z Fold7 et Flip7 plieront les magazines à la rentrée. Car en 2026, le client n’achète plus un téléphone : il s’abonne à une promesse de service. Et quand la promesse se fissure, la marque perd beaucoup plus qu’une simple mise à jour.
