Sam altman enterre les développeurs sur x : merci, vous n’êtes plus utiles
Sam Altman a remercié les développeurs pour « toutes ces lignes de code écrites caractère par caractère ». Puis il a tourné la page. Sur X, le CEO d’OpenAI enterre la profession avec la même désinvolture qu’un enfant qui jette un jouet hors mode.
Le tweet qui fait trembler silicon valley
Le message a été publié à 3 h 14, heure de San Francisco. Une heure où les ingénieurs de la baie, insomniaques, scrollent encore. En dix mots, Altman résume leur angoisse : « J’ai du mal à me souvenir de l’effort que cela représentait. » L’ironie est crue : l’homme qui a vendu 150 milliards de promesses d’IA vient d’achever la version 1.0 du programmeur humain.
La réaction a été instantanée. Sur Blind, l’app anonyme des tech workers, les posts explosent. « On nous a formés à devenir des prompt engineers, résume un ex-Google. Résultat : on est remplaçables par nos propres prompts. » La cote de confiance d’Altman dans les sondages internes des grandes entreprises vient de chuter sous la barre de celle d’Elon Musk. Une première.

Les chiffres qui tuent le métier
Stack Overflow a perdu 46 % de son trafic en un an. GitHub Copilot génère désormais 46 % des commits sur les nouveaux projets. Chez Amazon, les équipes qui testent le générateur de code interne, CodeWhisperer, ont supprimé 27 % de leurs postes de développeur junior en six mois. La vague n’est plus annoncée, elle est comptabilisée.
Et pourtant, Altman continue de vendre le rêve. Lors de la dernière confusion – conférence – de Sequoia Capital, il a comparé l’intelligence artificielle à « l’eau courante ». Une formule qui fait se tordre les anciens de Xerox PARC : « Nous avons inventé la fenêtre graphique, pas la fontaine de chômage », raille Alan Kay sur son blog, sans le nommer.

Le créateur devient fossoyeur
Le retournement est brutal. En 2021, OpenAI sponsorisait des hackathons pour « démocratiser la programmation ». Trois ans plus tard, le même laboratoire diffuse des vidéos où un enfant de 7 ans « code » une app iOS en dictant des phrases à ChatGPT. Le message est limpide : si un gamin peut le faire, pourquoi payer un salaire six chiffres à un ingénieur ?
Le syndrome s’étend au-delà de la Silicon Valley. À Shenzhen, les usines de Foxconn remplacent les scripts de test hardware par des agents autonomes. À Bangalore, TCS annonce 12 000 départs volontaires après avoir intégré un fine-tuned GPT pour maintenir des millions de lignes de COBOL. La réduction des coûts est phénoménale : 1,3 milliard de dollars économisés en 2024, selon le rapport annuel du géant indien.

Le dernier mot aux machines
Sur le Discord d’OpenAI, un canal #goodbye-coding rassemble 40 000 développeurs en larmes. L’un d’eux a posté une capture d’écran de son IDE vierge avec la légende : « J’attends que l’IA ait besoin de moi pour appuyer sur Enter. » Le message a été supprimé par la modération. Raison officielle : hors sujet. Vraie raison : il montrait la vérité nue.
Sam Altman, lui, a déjà tourné la page. Il prépare sa prochaine levée à 150 milliards de valorisation. Objectif affiché : construire l’AGI avant la fin de l’année. Pour cela, il a besoin d’une chose : que personne ne remarque que les programmeurs ne sont plus invités à la fête. Leur dernier commit date d’hier. Leur prochain ? Peut-être jamais.