Microsoft redessine windows 11 sous la pression des développeurs
Windows 11 va maigrir
. Après des mois de grogne, Microsoft a concédé que son système bouffait jusqu’à 30 % de RAM en veille, transformant certains PCs ultrabooks en veilles funéraires. Pavan Davuluri, VP Windows + Devices, a signé l’aveu sur le blog des Insiders : une pile de correctifs débarque en 2025-2026 pour rendre au clavier sa vivacité d’antan.La mémoire, premier champ de bataille
L’éditeur va réduire la footprintmémoire du noyau, libérant jusqu’à 600 Mo sur les machines 16 Go. Objectif : que Word et l’Explorateur démarrent en un éclair, même sur un Surface Go à 4 Go. Le gain provient d’un nouveau gestionnaire de cache qui évacue les DLL obsolètes au lieu de les geler.
Conséquence immédiate : les onglets Edge cesseront de se swapper sur le disque comme des otages. Une build interne, filtrée à Redmond, montre un temps d’ouverture de l’Explorateur divisé par deux : 300 ms contre 650 ms aujourd’hui.

Winui 3 va remplacer les vieux composants win32
Microsoft migre le menu Démarrer, la barre des tâches et même le panneau Wi-Fi vers le framework WinUI 3. Côté développeur, cela se traduit par des applications plus cohérentes et un rendu GPU accéléré par défaut. Côté utilisateur, on zappe les micro-décrochages quand on clique sur l’icône volume.
Mais il y a un revers : la transition s’étale jusqu’en 2026. Les premiers éléments ne seront visibles qu’à l’automne 2025, via une mise à jour « 24H2 » déjà en validation.

Wsl 3 : linux enfin à la vitesse native
Le sous-système Windows pour Linux passe en mode virtualized lightweight. En clair, un noyau Linux tourne dans une micro-VM qui partage le cache du processeur avec l’hôte. Les benchs internes affichent un bond de 40 % sur les compilations Rust et Node. Les entreprises, elles, obtiennent un contrôle réseau granulaire : chaque conteneur WSL pourra être scanné par Defender sans dégrader le débit.
Microsoft glisse aussi un registry key qui autorise l’allocation de 24 Go de RAM à une seule instance WSL, contre 8 Go aujourd’hui. Les data scientists qui jonglent avec des modèles LLaMA de 70 B paramètres pourront enfin rester sous Windows sans passer par un dual-boot.

Explorateur : la honte devient fierté
L’équipe a réécrit le moteur d’indexation. Les requêtes filename:*.py affichent les résultats en 180 ms contre 1,2 s aujourd’hui. Le nouvel algorithme exploite le SSD en parallélisant les lectures 4K, un procédé baptisé parallel shallow traversal. Coup de théâtre : l’ancien code datait de Windows Vista.
Microsoft promet en prime une visionneuse intégrée pour les RAW 200 Mpx, histoire de séduire les photographes qui fuient vers macOS.
Le calendrier ? Le premier lot de correctifs arrive dès juillet pour les Insiders Dev, mais la version stable ne sera généralisée qu’en janvier 2026. Raison : le patch nécessite un firmware TPM 2.0 mis à jour, et les OEMs traînent les pieds.
Voilà Windows 11 enfin contraint de respecter le contrat social : un système qui ne ralentit pas la machine qu’il est censé servir. L’ironie, c’est que le même éditeur a longtemps facturé cette lenteur comme une « expérience enrichie ». Le lendemain, il vendra la vitesse retrouvée comme une révolution. Personne n’aura dit que l’histoire de la tech est un éternel recommencement.
