Microsoft dégaine le scalpel : windows 11 va maigrir de 20 % avant que les utilisateurs ne fuient
Les jours du Windows 11 « bouffi » sont comptés. Pavan Davuluri, vice-président Windows + Devices, a promis mardi une cure d’amaigrissement radicale : moins de RAM inactive, moins d’espace disque, plus de réactivité. L’objectif ? Un 20 % de réduction sur la consommation mémoire et le poids d’une installation vierge d’ici la fin d’année.
Un ancien de microsoft révèle le projet avorté qui renaît
Mikhail Parakhin, ex-directeur technique de la division Windows et aujourd’hui CTO chez Shopify, a aussitôt réagi sur X : « Jeff Johnson et moi avions déjà lancé le projet 20/20. On n’avait jamais fini. Content de voir la priorité revenue aux fondamentaux. » Traduction : la direction actuelle récupère une idée enterrée il y a dix ans, quand l’empire était occupé à coller Cortana partout.
Le timing est critique. Windows 10 s’est éteint en support étendu le 14 octobre. Les PC bloqués sur une version antérieure n’ont plus de rustines. Résultat : les compteurs de Statcounter affichent encore 62 % de parts de marché pour Windows 10 contre 35 % pour Windows 11. La foule résiste, et elle le crie sur Reddit et sur les chaumières de Neowin : « On ne veut pas d’un OS qui se transforme en billboard pour Copilot.

Le spectre d’un exode massif vers linux guette redmond
L’intelligence artificielle gourmande intégrée à l’explorateur de fichiers, aux aperçus, à la barre des tâches, a fait gonfler les processus en arrière-plan. Les joueurs, premiers concernés, testent déjà SteamOS et Fedora Silverblue. Proton fait tourner Cyberpunk 2077 sans bidouille. Le cône d’installation de Windows 12, prévu pour 2025, commence à ressembler à un point de non-retour.
microsoft a donc sorti le mode d’emploi de la dissection : réécriture du sous-système Linux, défragmentation du cache de l’explorateur, suppression des services liés à Cortana et aux widgets météo. Le tout saupoudré de « moments de performance » promis à chaque mise à jour cumulative. Une ligne de conduite que Satya Nadella n’avait plus imposée depuis l’ère « Windows as a service ».
La menace est claire : si le 20 % promis n’arrive pas, les PC ne migreront pas. Et sans migration, pas de revenus liés à Copilot Pro, à Game Pass, à Teams. Le géant gagne donc à se remettre au régime. Parakhin, lui, n’en attend pas moins : « On verra si cette fois ils vont jusqu’au bout. » Les développeurs, eux, ont déjà ouvert leur gestionnaire de tâches. Le compte à rebours est lancé.
