Microsoft freine copilot : la touche fantôme qui agace va disparaître
Microsoft vient de capituler. Après des mois de grognements, la firme de Redmond annonce qu’elle gelera l’ajout de nouvelles fonctions IA dans Windows 11 et laissera les utilisateurs neutraliser la touchue Copilot, ce bouton physique devenu le symbole d’une intrusion jugée indésirable.
L’épingle copilot, un clou dans la chaussure de 300 millions d’utilisateurs
Depuis 2023, Microsoft a poussé les fabricants à remplacer le Ctrl droit par une touche dédiée à Copilot. Objectif : lancer l’assistant en un clin d’œil. Résultat : un clavier qui ressemble à une télécommande publicitaire. Les OEM ont traîné des pieds, les consommateurs ont râlé, et les développeurs ont ouvert des issues de secours sur GitHub avant même que le PC ne sorte de sa boîte.
La goutte de trop ? PowerToys, le couteau suisse maison, refuse de remap la touche, laissant les utilisateurs enrager devant une touche inutile. Microsoft a beau promettre une « expérience fluide », le verrouillage hardware a jeté de l’huile sur le feu.

Nocopilotkey, la pétition en code binaire
Entre en scène un développeur anonyme, pseudo NoCopilotKey. Son outil intercepte le signal brut du clavier, redirige la touche Copilot vers un Ctrl droit « fantôme » et efface l’icône verte du champ visuel. Le patch pèse 47 ko, s’installe sans redémarrage et, sur les forums, les messages passent de « je vais installer Linux » à « problème résolu en 30 secondes ».
Microsoft a validé le driver en catimini, preuve qu’elle mesure le risque image. Le message est clair : la stratégie d’enfoncement de porte ouverte par l’IA commence à coûter plus cher en capital sympathie qu’en revenus publicitaires.
Reste la question de la certification Copilot+. Les futurs PC « IA-ready » n’auront plus besoin de la touche physique pour obtenir le label. Une régression silencieuse, mais réelle : la fonction devient optionnelle, le sticker marketing s’efface, et Microsoft garde l’algorithme dans la cuisine, loin du clavier.
En coulisses, on parle d’un Windows 11 24H2 allégé, avec un Copilot désactivé par défaut sur les machines non certifiées. Le géant garde le moteur, mais retire le volant au premier rang. Le signal envoyé aux rivaux est limpide : l’IA partout, oui, mais plus à visage découvert.
Les compteurs ? 1,4 milliard de PC Windows actifs, 12 % déjà équipés de la touche Copilot, et un taux de désactivation estimé à 68 % parmi les insiders. La prochaine fois que Microsoft clamera « l’intelligence artificielle au service de l’humain », on saura que l’humain a d’abord dû débrancher la prise.
