Meta écarte 700 salariés pour financer son obsession de l’ia
700 visages ont disparu des open-spaces de Meta en quelques jours. Facebook, Reality Labs, les deux piliers du empire de Mark Zuckerberg viennent de livrer une nouvelle tête de Turc à la presse technophile : la réalité augmentée et le metavers paient l’addition de la frénésie générative.
Depuis la mi-mars, les convocations de DRH se succèdent. On parle de « redéploiement stratégique ». Les concernés, eux, évoquent un licenciement sec. Officiellement, on leur propose des postes internes. Officieusement, ces postes exigent déménagement et reconversion. « Quand on te propose un job à Seattle alors que ta famille est à Londres, c’est un non déguisé », glisse un ingénieur VR encore sous le choc.
Reality labs, chantier de ruines à 80 milliards
La division VR a perdu 80 milliards de dollars en quatre ans. Un gouffre. Horizon Worlds, la plate-forme censée incarner le futur social, ferme boutique le 15 juin. Plus question de la télécharger sur le Quest Store : la page disparaîtra d’ici la fin du mois. Le rêve immersif de Zuckerberg s’effondre comme un château de cartes à 90 Hz.
Reste la course à l’IA. Le PDG l’a dit à ses cadres : « Plus un dollar ne partira vers des lunettes qui ne rapportent rien. » L’argent économisé alimente un agent conversationnel interne, projet secret dont le but ultime serait de remplacer… Zuckerberg lui-même dans certaines tâches. Ironie : l’homme qui voulait créer des mondes parallèles se voit remplacé par son propre clone algorithmique.

Google, openai et anthropic dans le rétro
Meta n’est pas seul sur le pont. Google déploie Gemini à une vitesse vertigineuse, OpenAI signe des partenariats avec every major publisher, Anthropic lève des milliards pour sécuriser ses modèles. Le créateur de Facebook joue cartes sur table : licencier vite, réinvestir encore plus vite. Résultat : les équipes IA doublent de taille tous les six mois pendant que le campus VR ressemble à une ville fantôme.
Les derniers insiders prédisent une troisième vague de départs avant l’été. La direction nie. Puis on glisse, entre deux portes, que « 10 % du personnel restant » est déjà sur une liste d’attente. La méthode est rodée : annoncer une « opportunité de mobilité », laisser mariner, puis proposer un package de départ « volontaire ». Accepte et tais-toi.
Le marché, lui, applaudit. Le titre Meta a grimpé de 38 % depuis janvier. Les analystes saluent la « discipline opérationnelle ». Personne ne compte les carrières sacrifiées sur l’autel de la rentabilité. Le métavers est mort. Vive l’IA. Et que les cadavres numériques ne gênent pas la danse des traders.
