La menace tech : sommes-nous esclaves de l'informatique?
Depuis des siècles, l'homme se demande si la technologie ne le dominera pas un jour. Et voilà que le prix Nobel de la paix Christian Lous Lange, en 1921, évoquait déjà ce risque. Il affirmait que 'la technologie est un serviteur utile, mais un maître dangereux'. Cette phrase, qui sonnait alors comme un avertissement lointain, revient aujourd'hui à la mode. Pourquoi?
Le contexte de lange
En 1921, la fin de la Première Guerre mondiale avait engendré une période de profonds changements sociaux et industriels. La société se transformait à grande vitesse, suscitant des inquiétudes sur l'avenir du travail et de la condition humaine. C'est dans cet environnement que Lange, un historien norvégien, évoquait les dangers d'une technologie qui pourrait finir par contrôler les hommes.

Les paroles de lange se conforment à l'époque actuelle
Aujourd'hui, cette phrase de Lange sonne comme un écho dans le débat sur l'intelligence artificielle (IA) et son impact sur la société. Les experts s'interrogent sur le fait que les algorithmes qui gèrent notre vie numérique pourraient finir par nous diriger, plutôt que nous les diriger. Les applications qui maximisent notre temps d'attention, les réseaux sociaux qui nous font croire à la nécessité de partager tout, les assistants virtuels qui prennent des décisions à notre place. tout cela constitue une forme de servage technique.
Les critiques de l'IA, comme Sam Altman, chef d'OpenAI, s'inquiètent de ce pouvoir que ces systèmes pourraient acquérir et de la façon dont ils pourraient être utilisés. La question est de savoir si, à long terme, l'IA ne ferait pas des hommes, plutôt que les hommes des machines.
