Huawei dégaine le aistaland gt7, un missile familial pour éteindre la hype xiaomi

Xiaomi croyait détenir la vedette électrique chinoise avec sa SU7. Huawei vient de poser un bloc de 505 cm, 896 canaux LiDAR et 800 V sur la table. Le Aistaland GT7 n’est pas une réplique : c’est une déclaration de guerre signée GAC et pilotée par l’IA maison.

Le radar qui voit une balle de tennis à 120 m

Deux têtes focales, pas une. C’est la ruse du système LiDAR « double trajectory » de Huawei : l’unité longue portée scrute l’horizon tandis que l’objectif grand-angle cartographie le bitume sous le nez. Résultat : le GT7 détecte un obstacle de 14 cm à la distance d’un terrain de foot, et le processeur Qiankun ADS déclenche l’évitement 200 ms plus tôt que la concurrence. La donnée brute : 1,2 million de points nuage par seconde. Xiaomi n’a pas cette cadence.

Sous le capot, trois moteurs à répartition vectorielle et une batterie Qilin 800 V livrent une charge 6C : 10 à 80 % en moins de dix minutes sur les colonnes Sinopec 600 kW déjà déployées le long de la G4. L’habitacle ? Un cockpit HarmonyOS 4.0 qui synchronise la maison, le téléphone et la montre. Quand le conducteur dit « rentrer », la clim du salon s’allume, le robot aspirateur sort de sa base et le volet de la chambre se ferme. Xiaomi propose des widgets ; Huawei livre un écosystème.

Aistaland, ou quand l’ia devient géographie

Aistaland, ou quand l’ia devient géographie

Le nom est un siglant masqué : AI Start New Land. Traduction : la terre que l’intelligence artificielle conquiert après le smartphone. GAC fournit la carrosserie, Huawei le cerveau et la pile logicielle. Pas de logo aigle, pas de blason soviétique : juste une calandre fermée et un projecteur à matrice 1,3 Mpix qui écrit sur l’asphalte « Work in progress ». Le message est clair : le logiciel finit toujir par manger la chaîne de montage.

Prix ? Aucun officiel. Mais les distributeurs de Pékin murmurent 280 000 yuans (36 000 €) pour la version 4WD avant subventions locales. Soit 8 000 € de moins qu’une SU7 Ultra, pour 80 kWh de plus et un champ de vision LiDAR doublé. La guerre des prix n’a même pas commencé que Xiaomi déjà saigne.

Le GT7 ne se vendra pas en Europe en 2025. Mauvaise nouvelle pour les ingénieurs de Munich : ils pourront comparer, mais sur YouTube. La certification WLTP prend 18 mois ; Huawei n’attendra pas. Elle préfère noyer le marché domestique, collecter les données, affiner l’algorithme, puis exporter le logiciel sous forme de licence. La voiture ? Un conteneur de capteurs. Le vrai produit, c’est le code.

Regardez la date : le 11 juin, première livraison aux fleets de ride-hailing de Canton. Le kilomètre autonome coûtera 0,28 yuans. Tesla demande 0,48, Xiaomi 0,35. La course de fond est finie ; la guerre des centimes commence. Huawei ne joue pas le match, elle impose la règle.