Galaxy s26 bloque l'android auto: des milliers prêts à rendre leur flagship

Le rêve s’est brisé au premier feu rouge. Vous déboursez 1 300 € pour le Galaxy S26 Ultra, et dès le lendemain l’écran de votre Twingo affiche « connexion impossible ». Reddit explose de posts rageux, les SAV tournent en boucle, et le compteur à rebours des 15 jours de rétractation tourne contre Samsung.

La galère quotidienne racontée en direct

Conduire sans android auto, c’est perdre Waze au milieu d’un embouteillage parisien, devoir rebrancher son câble treize fois pour écouter un podcast, et rater l’appel du chef parce que la voiture refuse le micro. Les témoignages affluent : même câble, même voiture, même conducteur, tout fonctionnait avec le S25 Ultra la semaine précédente. Le S26 se plante en boucle : connexion, déconnexion, re-connexion, black-out. Le tout en moins de deux minutes, comme une scène de Groundhog Day version USB-C.

Le coupable pressenti ? Advanced Protection, la dernière couche de sécurité de Samsung censée bloquer les périphériques mal intentionnés. Sauf qu’ici elle prend la voiture pour une menace. Le protocole chiffre si bien la poignée de main avec l’autoradio que les deux appareils finissent par ne plus se reconnaitre. Google garde un silence de plomb, Samsung aussi. Résultat : pas de patch en vue, pas de work-around fiable, juste un forum où des ingénieurs bénévoles bricolent des scripts ADB à la va-vite.

Les chiffres qui font mal

Les chiffres qui font mal

Sur le subreddit r/samsunggalaxy, le fil dédié dépasse 8 400 messages en dix jours. 42 % des contributeurs affirment avoir déclenché le retour. Le marché de l’occasion enregistre déjà 1 200 annonces de S26 neufs sous blister à -18 % du prix officiel. Le hashtag #S26AutoGate grimpe dans le top 10 Twitter France, relayé par les concessionnaires eux-mêmes qui doivent gérer des clients furieux. Chez Samsung France, le centre d’appel déclare un temps d’attente moyen de 47 minutes, contre 8 minutes en janvier.

Le géant coréen a pourtant eu deux années pour corriger le défaut : mêmes plaintes sur le S24, idem sur le S25. Mais la pile logicielle a changé, le problème est revenu. Les équipes de Mountain View et de Suwon se renvoient la balle, pendant que les automobilistes paient l’addition. Et le mal se propage : quelques cas commencent à apparaître chez les possesseurs de Galaxy Tab S10 installés dans les Ford à système SYNC 4.

Samsung a une semaine pour éviter l’hémorragie

Samsung a une semaine pour éviter l’hémorragie

La firme a convoqué un « tech summit » interne jeudi à Séoul, fuite de calendrier oblige. L’enjeu : sortir un OTA avant le 15 juin, date butoir où débute la saison des départs en vacances en Europe. Si le correctif rate ce créneau, le groupe risque un double choc : un taux de retour record et une dégringolade de son Net Promoter Score juste avant le lancement du foldable Z7. Les actionnaires n’aiment pas les saisons estivales orphelines de bonnes nouvelles.

Entre-temps, les plus téméraires désactivent Advanced Protection, acceptent de rouler sans chiffrement de données, et prient pour ne pas croiser un malware caché dans un chargeur de station-service. Les autres ressortent leur vieux S22 du tiroir, constatant amer que la technologie avance parfois en crabe. Samsung promet « une solution rapide ». Le mot « rapide » sonne creux quand on paye un abonnement Spotify uniquement pour écouter la playlist du trajet. Pour l’instant, le seul gagnant, c’est l’industrie des supports téléphone ventouse, en rupture de stock chez la moitié des distributeurs français.