Evercade frappe un grand coup : nexus rallume la guerre des consoles rétro

Blaze jette Nexus sur la table comme un uppercut en fin de round. 199,99 €, écran IPS 5,89 pouces, double stick analògic, Wi-Fi 6 et 700 titres sous licence : la machine qui enterre les clones chinois arrive en octobre.

Le cartouche refait surface chez les joueurs légaux

Le cartouche refait surface chez les joueurs légaux

Depuis 2019, Evercade survit dans une niche : vendre des jeux 8-32 bits en boîtier plastique, sans ROM pirate à l’horizon. Résultat : 80 cartouches, 700 classiques, un business de niche rentable. Mais l’écosystème a vieilli : écrans 4/3 petits, pas de stick, manettes fatiguées. Les Ambernic et Retroid ont mangé le marché avec des émulateurs open-source et des bibliothèques illimitées. Nexus est la réplique technique : IPS 840 × 512, 500 nits, gâchettes L/R, sticks calibrés, RGB custom, batterie 5 h+. Le tout tourne sur le même SoC que les anciens modèles – Blaze garde le secret – mais la puissance importe peu : les nouveaux carts 64 bits, Banjo-Kazooie et Tooie en tête, fonctionnent sur toute la gamle.

La vraie arme, c’est EverSync. Un cartouche unique, deux Nexus côte à côte, partie locale en 60 fps sans bidouille. Pour la première fois, le rétro légal offre l’expérience « console chinoise » sans firmware douteux. Le prix ? 30 € le cart, 199,99 € la bécane. Pas donné, mais pas volé : un Ambernic équivalent flirte déjà avec les 250 € une fois la micro-SD remplie de ROMs qui, elles, ne paient pas de droit d’auteur.

Manque la TV-out : pas de dock, pas de HDMI. Choix assumé : Blaze cible le joueur nomade, pas le salon. Nintendo, elle, vient de confirmer que Breath of the Tears coûtera 10 € de plus en cartouche que en téléchargement. Le signal est clair : le physique devient luxe. Evercade joue l’inverse : cartouche = sésame légal, et Nexus le lecteur ultime.

Le pari ? Prouver que le retro-game ne doit pas être un Far-West. Si les 20 000 premières Nexus s’épuisent avant Noël, les sites de ROMs perdront leur meilleure excuse : « il n’y a pas d’offre légale ». La guerre des clones n’est pas finie, mais pour la première fois le droit a un joystick.