Elon musk lance terafab à austin : une usine de puces pour dominer l’ia, la lune et l’espace
Elon Musk a encore changé les règles du jeu. Hier soir, devant le gouverneur du Texas et une foule d’ingénieurs, il a dévoilé Terafab, une usine géante de semi-conducteurs qu’il compte ériger à Austin. Objectif : produire ses propres puces pour l’intelligence artificielle, la robotique et des centres de données orbitaux. Une annonce qui sonne comme un pied de nez à l’industrie mondiale des semi-conducteurs, trop lente à son goût.
Des puces de 2 nm fabriquées à la va-vite
Musk promet une première tranche capable de 100 à 200 gigawatts de puissance de calcul par an, puis une version spatiale d’un térawatt. Il ne fixe aucun calendrier. Rien qu’un constat : « On n’aura pas assez de puces. Donc on les fabrique. » Derrière la boutade, une réalité chiffrée : une usine complète coûte entre 10 et 20 milliards de dollars et met cinq ans à atteindre son rythme de croisière. Tesla et SpaceX vont co-gérer le site, tandis que xAI, la start-up d’IA rachetée en février, se verra attribuer la plus grosse part du volume produit.
Le choix d’Austin n’est pas anodin. Tesla y possède déjà sa Gigafactory et un accord avec Samsung. Le gouverneur Greg Abbott a immédiatement salué « l’écosystème texan » qui pourrait devenir l’épicentre américain des puces maison. Mais le plan cache une dimension spatiale bien plus folle : des satellites-centres de données de 100 kW, puis des mégawatts en orbite, avant un launch pad lunaire. SpaceX a déposé une demande à la FCC pour envoyer un million de ces micro-datacenters dans le ciel.

Une ipo record pour financer la conquête orbitale
SpaceX prépare une introduction en bourse estivale visant 50 milliards de dollars, valorisation cible : 1 750 milliards. L’argent alimentera les lancements et la constellation de serveurs célestes. Musk y voit le moyen de contourner les limitations thermiques et énergétiques terrestres : « Plus d’eau, plus de vent, juste le vide et le soleil. »
Pour l’instant, Tesla continue d’acheter ses puces à TSMC, Micron et Samsung. Aucun fournisseur ne peut absorber la demande future des robotaxis, des Optimus humanoïdes et des batteries Megapack. Terafab veut rompre cette dépendance. Mais le semi-conducteur n’est pas une start-up logicielle : un délai de trois ans est un minimum pour graver du 2 nm avec des machines EUV d’ASML. Musk le sait. Il l’a dit. Puis il a promis quand même.
La salle a applaudi. Le gouverneur a souri. Les ingénieurs se sont regardés. Car si Terafab tient ses chiffres, Austin deviendra le lieu où la Terre et l’espace se connectent via des trains de puces. Sinon, l’histoire retiendra une nouvelle fois que Musk a vendu la Lune… avant même d’avoir creusé la fondation.
