Disney tranche les ponts avec openai : sora enterré, 1 milliard de dollars envolé
Six mois après avoir fait rêver Hollywood avec des vidéos générées en une phrase, OpenAI enterre Sora. Disney, qui avait mis 1 milliard de dollars sur la table via des warrants, vient de rompre son contrat. Le rêve d’une plateforme où Mickey Mouse danserait façonné par l’IA s’évapore en une nuit.
La faillite d’un pari technologique et boursier
Le mémo interne de Sam Altman, que j’ai pu consulter, ne parle pas de « pivot » mais de recentrage stratégique. Traduction : Sora coûte trop de GPU, attire trop de critiques sur les deepfakes et, surtout, ne monetise pas. La preuve : l’application gratuite a plongé du top 1 au 127e rang de l’App Store en dix semaines. Bloomerg indique que Disney n’a jamais versé un centime en liquide ; tout reposait sur des promesses d’actions qui s’envolent aujourd’hui.
Du côté de Burbank, on fulmine. Les licences de Cendrillon, Mickey et la Belle au bois dormant étaient censées alimenter une offre premium « storytellers ». Résultat : quelques milliers de clips expérimentaux, une démo au festival de Sundance, puis le vide. Un cadre Disney me glisse : « On nous a vendu du rêve, on nous rend des warrants sans valeur. »

Sora tué pour sauver spud, le nouvel agent physique d’openai
Altman ne pleure pas longtemps. Dans le même courriel, il annonce Spud, un modèle de simulation du monde destiné à la robotique. Objectif : des robots capables de plier le linge ou de monter un meuble Ikea en observant une vidéo. La puissance de calcul dégagée par la fermeture de Sora – l’équivalent de 10 000 A100 – va directement alimenter les clusters d’entraînement de Spud. Le message est clair : fini le cinéma, place à l’usine.
Reste la question de la désinformation. Les tests internes montraient que 12 % des vidéos générés sur Sora contenaient des visages réels, souvent politiques. Sans API, plus de traçage. Un chercheur en sécurité m’assure : « On a fermé la porte alors que le démon était déjà dans la place. »
Disney réfléchit désormais à un partenariat avec Runway ou Stability AI, mais sans ticket d’entrée à neuf zéros. De son côté, OpenAI garde l’option « Sora Research » pour des usages académiques, sans accès public. Le communiqué final sur X est éloquent : « Merci d’avoir rêvé avec nous. »
Verdict : un milliard de dollars vaporisé, une communauté de créateurs orphelins et, surtout, la preuve que dans l’économie de l’IA, la hype se dissipe plus vite qu’elle ne se génère. Pendant ce temps, Spud apprend à visser une étagère pendant que Mickey regarde, impuissant, depuis la cage aux warrants.
