Disney perd 2,5 milliards en une semaine : sora, epic et la starlette qui fait fuir les annonceurs
Josh D’Amaro n’avait même pas eu le temps de tester la cafétéo du 7e étage que la maison de Mickey s’effondrait sous ses pieds. Dix jours après sa nomination, Disney annule trois projets phares : l’accord Sora avec OpenAI, l’univers virtuel financé chez Epic Games et la saison de The Bachelorette. Addition des pertes : 2,5 milliards de dollars de capitaux engloutis et un prestige en berne.
Sora, le rêve de vidéos générées qui s’éteint en 72 heures
Disney avait ouvert son catalogue de 200 personnages à l’IA texte-vidéo de Sam Altman contre une promesse de 1 milliard de dollars. Le contrat signé en décembre prévoyait que Buzz l’Éclair, Elsa ou encore Spider-Man apparaissent dans des clips produits à la volée par Sora. Mardi dernier, OpenAI déclarait la mort de l’outil, jugeant la techno « non rentable face à la concurrence d’Anthropic ». Résultat : pas un centime versé, pas une séquence rendue. Le communiqué de Disney, laconique, parle d’un « secteur en mouvement rapide ». En clair : on n’a plus le temps de caresser des start-up.

Epic licencie 1 000 salariés et enterre le métavers disney
La seconde douche froide arrive dès le lundi. Epic Games, valorisée 32 milliards, supprime 16 % de ses effectifs. Disney y avait injecté 1,5 milliard en 2022 pour créer un monde persistant mêlant Fortnitemares et princesses. Tim Sweeney évoque « des dépenses irréalistes » et enterre la roadmap. D’Amaro, qui pilotait la division expériences, portait ce projet comme un bébé. Aujourd’hui, le « Disney-Verse » est rangé au rayon des curiosités, entre la console Virtual Boy et le téléphone Facebook.

Une starlette tiktok fait sauter 60 millions de production
Sur le même créneau horaire, ABC annule la nouvelle saison de The Bachelorette. La raison ? Une vidéo de 2023 où la candidate Taylor Frankie Paul jette des chaises sur son ex. Les réseaux s’enflamment, les annonceurs fuient. Disney a déjà dépensé 60 millions pour les droits et le tournage. Les images ne verront jamais le petit écran, mais le coût est déjà comptabilisé. Une source interne résume : « On a tué une émission pour 15 secondes de chaos. »

Le pari de d’amaro : sauver 180 000 emplois sans ternir la magie
Avec 26 ans de maison, le nouveau CEO connaît chaque couloir de Burbank. Il hérite d’un groupe qui emploie 180 000 personnes, gère six resorts et une dette de 47 milliards. Les actionnaires réclament des marges, les fans veulent des paillettes. Premier test : convaincre le conseil d’administration que l’IA ne se résume pas à un échec, mais à un réajustement. Deuxième test : relancer la licence jeu sans Epic, probablement via un partenariat avec Roblox ou Unity. Troisième test : contenir le scandale Bachelorette avant que la chaîne ne perde d’autres contrats publicitaires.
La semaine a été courte, la facture est longue. Entre deux board meetings, D’Amaro doit déjà imaginer la prochaine parade. Parce que chez Mickey, on ne laisse pas un bâton traîner sans transformer le décor. S’il échoue, ce ne sera pas la première fois qu’un CEO disparaît aussi vite qu’un rêve de Californie. Mais à 2,5 milliards le round, la prochaine fois, le réveil sonnera carrément aux créances.
