Apple prépare une siri qui répond à cinq ordres d’un seul souffle

Apple n’a pas glissé la moindre parcelle de Siri 2.0 dans la première bêta d’iOS 26.5. Le message est clair : la vraie métamorphose attendra juin, date où la WWDC 2026 doit dévoiler un assistant capable d’ingurgiter plusieurs requêtes en une seule phrase, à la manière de Gemini ou de ChatGPT.

Le cerveau de siri passe de 150 milliards à 1,2 trillion de paramètres

La rumeur court depuis Cupertino : Tim Cook signerait un chèque d’un milliard de dollars par an à Google pour intégrer une version ultra-dense du modèle Gemini. Résultat, le réseau neuronal de Siri gonflera huit fois, passant de 150 milliards à 1,2 trillion de connexions. Une opération que les ingénieurs surnomment « la greffe » : nouveau cortex, nouvelle mémoire, nouvelle capacité à lire vos e-mails, votre agenda et même ce qui affleure à l’écran sans que vous ayez à répéter « Dis Siri ».

Mark Gurman, la taupe de Bloomberg, assure qu’un groupe de testeurs anonymes tripote déjà la bête. Leur mission : demander « envoie un SMS à Julie, note le rendez-vous chez le dentiste et rappelle-moi d’acheter du lait » en une seule respiration. Si la démo tient, la fonction débarquera sur iOS 27, iPadOS 27 et macOS 27 dès la bêta 1, prévue le soir même du keynote du 8 juin.

Le lundi qui suit la keynote, les aventuriers du logiciel bêta pourront se jeter sur la version instable. Prévu : plantages aléatoires, sonneries fantômes et autonomie qui fond comme neige en plein Mojave. L’an dernier, ma ligne refusait tout appel entrant pendant trois jours. Le prix à payer pour caresser l’avenir avant tout le monde.

Siri devient un app autonome et corrige vos fautes à la volée

Siri devient un app autonome et corrige vos fautes à la volée

Apple ne s’arrête pas au cerveau. L’équipe logicie prépare une application séparée pour Siri, sorte de cockpit où l’assistant affichera vos commandes, vos raccourcis et l’historique de vos demandes. Une manière de couper l’herbe sous le pied de Google Assistant et de pousser les développeurs à créer des extensions spécifiques.

Autre chantier : le clavier virtuel. Les mots suggérés après une faute de frappe ne seront plus les seuls « correction » ou « ignorer ». Siri proposera des synonymes en contexte, une touche d’humour parfois, une pincée de formalité quand le mail sent la réclamation. La fonction est encore en stand-by, mais elle pourrait glisser dans une mise à jour ponctuelle si les équipes réussissent à calmer l’autocorrect chronicalement moqué.

Le pari est de taille : transformer un assistant qui enchaîne les bourdes en un interlocuteire digne d’un roman de science-fiction. D’ici septembre et la version stable d’iOS 27, Apple a neuf semaines pour convaincre que Siri n’est plus la risée du dîner. La dernière fois qu’Apple a mis un milliard sur la table — pour la puce M1 — le pari a changé la face du Mac. Cette fois, c’est la voix qui pourrait remplacer le clic.