Apple débloque siri : l’assistant vocal devient une passerelle pour l’ia concurrente
Apple renonce au mur
de jardin. Siri va bientôt héberger Google Gemini, Claude et toute une ribambelle de chatbots rivaux, dans une mise à jour iOS 27 qui redessine les règles du jeu vocal.Une ouverture calculée qui change la donne
La firme de Cupertino prépare une API inédite permettant aux éditeurs d’intégrer leurs moteurs d’IA directement dans l’écosystème Siri. Résultat : l’utilisateur pourra dire « Hé Siri, résume-moi ce mail avec Claude » ou « Traduis ce PDF via Gemini » sans jamais quitter l’interface native. Le geste est technique, mais le signal est politique : Apple admet que son assistant, lancé il y a quinze ans, a raté le virage générative.
Tim Cook ne s’en cache plus. En coulisses, l’opération est présentée comme « le plus gros remaniement de Siri depuis sa naissance ». Les équipes software travaillent à une application dédiée – nouvelle interface, nouveaux raccourcis – et à une fusion avec Spotlight, le moteur de recherche système. Objectif : transformer chaque iPhone en plateforme d’agrégation d’IA, où Apple préleverait une commission sur les abonnements premium signés via son propre système de paiement.
Le pari est lucratif. L’an dernier, l’accord OpenAI déjà en place a généré, selon deux cadres internes, « plusieurs centaines de millions de dollars » de revenus services rien que sur les conversions ChatGPT Plus. En ouvrant le même canal à la concurrence, Apple espère tripler la manne sans dépenser un centime en R&D supplémentaire.

Chine et régulation, les deux épées de damoclès
Côté Pékin, le timing est délicat. Cook multiplie les visites pour convaincre les régulateurs que les données vocales resteront stockées localement. Les versions chinoises de Gemini ou Claude devront encore négocier leur propre licence, un processus qui peut prendre des mois. D’ici là, Siri ne proposera que des modèles domestiques – DeepSeek, Ernie Bot – dans une version tronquée de l’expérience.
En Europe, le spectre du Digital Markets Plan guette. Bruxelles exige l’interopérabilité, mais aussi la transparence des algorithmes. Apple devra donc exposer, au moins partiellement, la façon dont Siri choisit tel ou tel service tiers. Une exigence qui fait grincer des dents les ingénieurs, habitués à la culture du secret absolu.
Reste la question des développeurs. Les premiers kits de test arrivent dès l’été, sous NDA ultra-stricts. Une start-up parisienne spécialisée dans la santé mentale, qui a déjà accès à la bêta, raconte : « On a greffé notre thérapeute IA à Siri en une demi-journée. Les utilisateurs peuvent lancer une séance vocale sans ouvrir notre appli. Le taux de rétention a bondi de 32 % en deux semaines. »
Apple ne communiquera pas de chiffres avant l’automne, mais la direction hardware prévoit déjà une surcouche neuronale dédiée, baptisée Apple Intelligence Hub, qui verra le jour avec l’iPhone 17. Le message est limpide : la guerre des assistants n’est pas finie, elle change simplement de champ de bataille. Et pour la première fois, Apple ne vend plus une réponse, mais le réseau qui la distribue.
