Anthropic étrille trump: claude bloque l’interdiction fédérale en 7 jours

Sept jours. C’est le temps qu’il a fallu à Anthropic pour faire plier la Maison-Blanche. La start-up californienne vient de décrocher une injection préliminaire qui suspend la radiation du périmètre gouvernemental, infligée à son chatbot Claude sous prétexte de « menace à la chaîne d’approvisionnement ». Le juge fédéral Rita F. Lin n’a pas mâché ses mots : l’administration Trump agissait par « représailles illégales » et bafouait le Premier Amendement.

Le pentagone accusé de punir une voix dissidente

Derrière la formule diplomatique « risque de sabotage futur » brandie par le Department of Defense, la juge voit une vengeance pure. Anthropic avait exigé des clauses éthiques : aucune utilisation de Claude pour la surveillance de masse ni pour piloter des armes autonomes. Washington a répondu par une mise au ban, estimant que refuser ces usages revenait à « détruire la confiance ». Lin tranche : si la vraie crainte est la rupture du commandement militaire, « le Pentagone peut simplement arrêter d’utiliser Claude ». Pas besoin de l’exclure totalement.

La décision fait trembler les cabinets d’avocats spécialisés en contrats fédéraux. Elle ouvre une brèche : tout fournisseur qui conditionne ses ventes à des principes éthiques peut désormais crier à la censure. Le montant en jeu ? Plusieurs milliards de dollars de contrats cloud et de licences, selon les évaluations internes d’Anthropic. Une manne que la start-up pourrait récupérer dès la semaine prochaine si la justice confirme la suspension.

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Le cabinet de cybersécurité Dragos a immédiatement réaffiché sa confiance dans Claude, assurant que l’audit de ses modèles « ne laisse aucune porte dérobée ». Preuve que l’industrie tech ne compte pas lâcher l’affaire. Pendant ce temps, le gouvernement dispose de sept jours pour interjeter appel devant la Ninth Circuit. Une défaite supplémentaire plongerait la politique de « sécurité des semiconducteurs » de Trump dans le chaos, au moment où le président élu crie déjà à la « guerre technologique » contre Pékin.

Anthropic ne crie pas victoire. « Nous restons ouverts à une collaboration productive », glisse un porte-parole. Mais le ton est désormiau présidentiel : la start-up a déposé un second recours à Washington, arguant que le Pentagone a outrepassé ses pouvoirs en invoquant une loi sur la chaîne d’approvisionnement « de façon arbitraire et capricieuse ». Traduction : elle veut faire écrire dans le marbre qu’une entreprise peut dire non à l’armée sans finir sur la liste noire.

Chiffre clé : 48 heures. C’est le délai maximal que le Pentagone laisse à ses fournisseurs pour corriger un bug en production. Une contrainte que la juge Lin juge « incompatible avec l’idée d’un sabotage caché ». Autrement dit, si Anthropic voulait nuire, elle n’aurait pas le temps de le faire sans se faire griller. Verdict : la Maison-Blanche vient de perdre la première manche d’un combat qui pourrait redessiner les règles d’or de l’IA militaire. Elle a une semaine pour trouver un autre argument que la peur.