Garmin dégaine le forerunner 165 à 145 € : le gps précis et l’amoled dans une coque de 39 g

Le Forerunner 165 tombe sous la barre des 150 € avec le code ESAS20 : une agression tarifaire qui arrache le monopole du running à prix d’or que Garmin s’était construit depuis dix ans. Pour 145 € port compris, la marque américaine livre l’essentiel de sa techno premium — puce GPS multi-bande, capteur cardiaque Gen 4 et écran AMOLED 390 × 390 px — dans un boîtier léger comme une plume de 39 g. Une formule qui rend malade tous les entry-level du marché.

Le choc garmin-huawei se joue sur 48 heures

La manœuvre est transparente : étriller le Huawei Watch GT Runner 2 avant qu’il ne s’installe sur les poignets des semi-marathoniens. Garmin avance 19 h d’enregistrement GPS pur contre 20 h pour le chinois, mais gagne sur l’autonomie smartwatch : 11 jours contre 8. Le 165 n’a pas le multi-band du 965, mais sa puce Sony récente tient l’acquisition à ±1 m en milieu urbain, un luxe à cette gamme. Le tout avec des plans d’entraînement adaptatifs tirés directement de la base de données Firstbeat Analytics, jusque-là payante sur la Connect IQ Store.

Le cadran de 1,2 pouce cache une dalle tactile que l’on peut verrouiller en courant ; les cinq boutons physiques rassurent quand la pluie transforme l’écran en patinoire. Résultat : on zappe les montres hybrides à l’écran terne et les bracelets chinois qui promettent 100 modes sport mais aucun algo crédible de récupération. Ajoutez la garantie française de deux ans et le SAV Garmin à Bezons, et le package devient une évidence pour qui court 3 × 30 min par semaine sans vouloir traduire un manuel en mandarin.

145 €, La date butoir qui fait trembler le milieu

145 €, La date butoir qui fait trembler le milieu

Le stock est limité à la France métropolitaine et au hub d’Amazon.fr. Le code ESAS20 disparaîtra à minuit du 23 juin ou dès épuisement des 2 000 unités allouées. Hier soir, le prix remontait à 223 € sur PcComponentes et 249 € chez Darty. La fenêtre est donc courte, mais le message est clair : Garmin peut casser ses prix quand elle sent le souffle chinois sur sa nuque. Les revendeurs physiques, eux, n’ont pas reçu de stock promo ; ils affichent toujours 249 € et un délai de 10 jours. Difficile de justifier 100 € d’écart pour le même produit.

Coup de grâce : le 165 reprend les mêmes connecteurs de charge que les gammes 55/255, ce qui signifie que toutes les bracelets et verres existants restent compatibles. Un argument qui compte quand on sait qu’un remplacement de bracelet chez Coros ou Polar coûte 39 €. Chez Garmin, c’est 19 €, et les modèles third-party pullulent sur AliExpress à 8 €. Bref, on entre dans l’écosystème sans la douleur habituelle du early adopter.

Il ne reste plus qu’à choisir la couleur : noir ardoise ou blacier. Les deux passent inaperçus sous un manche de chemise, ce que le Fenix 7 Pro ou l’Epix Pro ne peuvent pas dire avec leur lunette de 47 mm. Garmin signe là la meilleure porte d’entrée de son histoire, et le marché n’aura pas le temps de réagir. 145 €, c’est le prix d’une paire de Nike Pegasus 40 en solde ; sauf que la 165, elle, ne finira pas à la poubelle au bout de 800 km.