Washington verrouille les puces ia pour asphyxier pékin

Le gong a sonné à la Maison-Blanche : tout GPU capable d’entraîner un grand modèle linguistique devra désormais prouver qu’il ne finira pas dans un datacenter chinois. La Loi sur la sécurité des puces, adoptée en catimini la semaine dernière, transforme Nvidia, AMD et leurs pairs en douaniers de leur propre production. Un coup de fils de ciseaux sur l’approvisionnement de Pékin en intelligence artificielle.

L’accusation super micro qui a fait basculer le vote

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Le déclencheur ? L’inculpation, le 10 avril, de Charles Liang, cofondateur de Super Micro Computer, pour exportation détournée de processeurs H100. Le ministère de la Justice assure que 2 400 cartes mères ont atterri dans des serveurs Shenyang via des sociétés-écrans à Singapour. Un scandale assez puissant pour rallier jusqu’aux républicains les plus atlantistes à une régulation jusque-là jugée « anti-business ».

Le texte impose au secrétaire au Commerce – aujourd’hui Howard Lutnick – une obligation de règlement sous douze mois : chaque fonderie devra tracer les numéros de lot jusqu’au rack final, sous peine de retrait immédiat de licence EAR. 1 000 milliards de transistors à surveiller, un carnet d’adresses en cadeau pour les services de renseignement.

Côté industriel, l’inquiétude est palpable. « Nous allons devoir créer une division