Xiaomi glisse un lisseur dans une brosse et transforme la valise des nomades
Sept minutes. C’est le temps qu’il faut à la brosse lissante sans fil de Xiaomi pour transformer une crinière de plage en chevelure de magazine, sans prise, sans odeur de poil brûlé, sans craindre la surchauffe. J’ai testé le Xiaomi Cordless Hair Straightener Brush entre deux aéroports : la guerre du fer à lisser dans les hôtels est finie.
La technologie glisse entre les cheveux
Deux batteries de 3 200 mAh, un revêtement céramique, des picots extérieurs anti-brûlure : le lisseur se fait peigne. Trois niveaux de chaleur, du 160 °C pour les cheveux décolorés au 200 °C pour les frisons épais. La température moyonne, 180 °C, s’allume d’elle-même : un détail qui évite le réglage en mode miroir brumeux après la douche.
Le poids ? 270 g, soit moins qu’un appareil photo hybride. L’autonomie ? trois à quatre séances sur cheveux longs, selon l’épaisseur. Le chargeur ? le même que votre smartphone, mais la patience reste obligatoire : trois heures pour un plein. Heureusement, la sécurité coupe-courant au bout de trente minutes évite le drame de la batterie vidée dans un Airbnb sans adaptateur.

Le test dans la vraie vie
J’ai embarqué la brosse dans un sac de 35 litres, entre un drone et une liseuse. Résultat : pas une égratignure, pas un embout fondu. À Athènes, l’humidité du Pirée frisait mes pointes ; à Berlin, le vent de la Spree les raidissait. Dans les deux cas, le lisseur a relancé la mémoire des fibres sans les flamber. Le cheveu ressort souple, presque brillant, comme après un soin au keratiné, sans la facture du coiffeur.
Le seul reproche : le temps de charge. Quand on débarque à minuit et que l’avion repart à 6 h, il faut choisir entre dormir ou lisser. Mais la solution existe : un petit power-bank USB-C de 10 000 mAh sauve la mise en une heure trente.

Pourquoi ce genre d’objet change la donne
Les ventes de fers à lisser portatifs ont explosé de 42 % depuis 2022, selon l’institut GfK. Le télétravail nomade transforme les chambres d’hôtel en open space ; les outils de beauté doivent suivre le mouvement. Xiaomi l’a compris : en intégrant la batterie lithium-ion dans une brosse, la marque déplace le marché du salon vers la piste d’embarquement.
Reste la question de la durabilité. Aucun composant n’est réparable par l’utilisateur ; la coque en ABS est soudée. À 79 €, le prix est honnête, mais l’obsolescence programmée guette. Pour l’instant, la garantie deux ans tient la dragée haute à la crise du disposable.
La prochaine étape ? une version avec cellule graphene annoncée pour 2025, qui promet 50 % de charge en moins et une température stabilisée au demi-degré près. D’ici là, la brosse de Xiaomi tient lieu de WAAP (Wireless Anytime Anti-frizz Panacea) dans les mains des voyageurs pressés. Glissée dans le sac, elle remplace le fer, le sérum et parfois même le brushing. Une évidence : quand la tech se fait invisible, la coiffure redevient un plaisir, pas un calvaire.
