Windows 11 se rattrape en catastrophe après un patch qui bloquait les pc
Microsoft vient de publier un correctif hors-cycle, la KB5086672, pour réparer… un correctif. La fameuse KB5079391, sortie en mars, promettait pourtant des boîtes de dialogue en mode sombre et un explorateur fichiers moins bête ; elle plantait avant même l’installation avec l’erreur 0x80073712. Résultat : des millions de machines restaient en rade, leurs utilisateurs condamnés à rafraîchir Windows Update en boucle.
Le bug qui valait un écran noir
La KB5079391 n’était pas une vulnérabilité critique, juste une « mise à jour de qualité ». Mais son échec massif a ravivé le cauchemar des administrateurs : patchs qui s’empilent, registres corrompus, SSU manquantes. Microsoft a donc dégainé la KB5086672, un paquet unique qui remplace toutes les mises à jour de mars 2026 et force le téléchargement de la version corrigée. Il faut l’accepter même si l’on avait déjà renoncé à la première.
Le géant promet en prime la compatibilité avec les moniteurs à 1 000 Hz, un HDR plus stable et une consommation en veille réduite sur les écrans USB-C. Narrateur gagne des descriptions d’images en temps réel et Copilot s’incruste un peu plus dans le shell. Belle vitrine, à condition que le nouvel installeur ne bloque pas à 27 %.

Windows 11 reste un chantier permanent
Chaque patch apporté par Microsoft devient un patch pour le patch précédent. Depuis le lancement de Windows 11, la courbe des défauts cumulés ressemble à une escalade sans corde. Les entreprises repoussent donc la migration, les particulères plastronnent encore sur Windows 10. Le slogan « Start fresh » sonne aujourd’hui comme une blague d’opérateur télécom.
Pour appliquer la KB5086672, ouvrez Paramètres → Mise à jour → Rechercher. Si rien n’apparaît, vérifiez l’historique : Microsoft impose le paquet en silencieux sur les builds 24H2 et 25H2. Astuce de terrain : videz le dossier SoftwareDistribution si l’erreur 0x80073712 revient. Et sauvegardez vos données ; on ne sait jamais quel sera le prochain patch qui « améliore » la stabilité.
Ironie du sort : la firme qui voulait nous faire adopter l’IA à coups de raccourcis clavier peine déjà à livrer un simple service pack. Les usagers n’attendent plus une révolution, juste une semaine sans redémarrage forcé. Tant pis pour la promesse d’un système « toujours à jour » : le futur se résume à cliquer « réessayer » jusqu’à ce que le prochain correctif tombe… et répare celui d’après.
