Vivo lâche la x300 ultra : un téléphone qui vise la lune et décroche l’étoile
Ils ont planté le décor en 56 secondes : un homme seul, une montagne, un lac miroir. Rien sur le capteur, rien sur l’ouverture, pas un chiffre. Pourtant, dans sept jours, le 30 mars, la Vivo X300 Ultra débarque avec la promesse de transformer chaque randonneur en Cartier-Bresson des sommets. Le teaser officiel ? Une ode à l’évasion qui en dit long sur la com’ et rien sur la bête.
Le trailer se perd dans la brume, les specs tuent sur le papier
On a beau être habitués aux clips émotionnels, celui-ci frôle le vide. Pas un exemple de prise de vue, pas de comparatif, juste des plans de paysages et le reflet d’un téléphone accroché à une sangle. Le seul indice technique visible : le tube téléphoto en forme de rouge à lèvres, planté sur le module comme un monoculaire de guerre. Heureusement, les fuites font le boulot que le service marketing refuse.
À l’intérieur, un Snapdragon 8 Elite Gen 5 couplé à deux puces maison, la Vivo VS1 et V3+, dédiées au traitement d’image. Batterie de 6 600 mAh, recharge 100 W : assez pour filmer une ascension de l’Everest en 4K sans sac de batterie. Le capteur principal Sony LYT-901 de 200 Mpx frise le format moyen avec son 1/1,12 pouce et un fixe 35 mm, un choix de pur photographe rue. Le périscope embarque le même nombre de pixels (200 Mpx) sur un HP0 1/1,4 pouce, quand l’ultra-wide LYT-818 reste « modeste » à 50 Mpx. Cerise optique : un objectif 400 mm téléconverti et un capteur multispectral de 5 Mpx pour calibrer la couleur au millième de nanomètre.

Pourquoi cette bête fait déjà trembler sony et samsung
La guerre des megapixels est finie ; c’est désormais celle des microns et des algorithmes. Vivo joue la carte « boîtier compétition » en visant les baroudeurs de l’image, ces créateurs qui trimballent reflex et objectifs dans les Alpes. Le message est limpide : laissez la tablette, le drone et le 70-200 à la maison, un seul téléphone suffit. D’où le choix d’un 35 mm : pas de déformation, pas de « jolie pomme » grand-angle, juste le champ naturel de l’œil humain.
Le pari est risqué. Le prix, encore gardé secret, glisse déjà entre 1 000 et 1 300 $ selon les sondages de fans. Une fourchette qui place l’Ultra juste en dessous du iPhone 17 Pro Max attendu, mais avec une batterie 40 % plus grosse et un capteur principal deux fois plus large. Le marché mondial des photophones haut de gamme représente 18 % des ventes, mais 35 % des profits. Vivo veut sa part du gâteau avant qu’Oppo ne dégaine son Find X9 Ultra en avril.
Reste la question de la disponibilité. La version chinoise devrait démarrer à 799 € en import, mais sans bandes 5G européennes complètes. Une version globale est prévue pour l’été, avec Google Services et un prix ajusté à la hausse. Pour les photographes, l’attente est un luxe ; pour Vivo, c’est une course contre la montre.
Le 30 mars, on saura si la rumeur vaut l’objectif. D’ici là, les trailers continueront de montrer des nuages et des regards émerveillés. La preuve par l’image, c’est nous qui la ferons.