Tablets 2026 : six usages insoupçonnés qui les rendent (presque) indispensables

On les a enterrées, elles ressurgissent. Alors que les smartphones pliables avalent les écrans et que les PC ultraportables grignotent le marché, la tablette traîne dans nos tiroirs comme un gadget has-been. Pourtant, à l’aube de 2026, elle devient le couteau suisse de ceux qui refusent de jeter.

Je l’ai vue transformer un vieux Galaxy Tab S7+ en autoradio 4G, un iPad mini 2013 en téléprompteur de scène, un Nexus 7 mort en station météo murale. Chaque fois, la même réaction : « Pourquoi j’y ai pas pensé plus tôt ? »

Le musicien s’en passe, pas le chef d’orchestre

Sur un piano numérique, deux dalles de verre tiennent lieu de pupitre. L’une affiche la partition en PDF, l’autre diffuse une leçon de YouTube synchronisée. Résultat : zéro photocopie, retournement de page automatique, enregistrement WAV en fond. Le tout pour 15 € d’application (MobileSheets) contre 80 € de ramettes par an.

Sur scène, Preslav, 52 ans, guitariste à la barbe argentée, balaye le cliché du vieux rocker qui oublie ses paroles. Sa tablette iPad Air, fixée au micro, défile les couplets en synchro via Focus Auto Q. Un clic Bluetooth et le public n’aura jamais su qu’il lisait.

Quand la batterie lâche, l’idée prend vie

Quand la batterie lâche, l’idée prend vie

Android 4.1, écran fissuré, batterie gonflée : l’Avion de mon ex-belle-famille aurait fini à la déchetterie. On l’a scotché au mur du bureau, branché en permanence, transformé en station météo Weather24. Elle consulte le radar pluie toutes les trois minutes depuis trois ans. Coût de récupération : 0 €. Impact carbone : négatif.

Peter, lui, a bricolé un Android Auto maison. Un support MagSafe dans une Kia Ceed 2012, un partage de connexion 5G, et la Tab S7+ devient GPS, Spotify, chargeur Qi. Pas de caméra de recul, pas de diagnostic moteur, mais 300 € économisés sur l’upgrade d’origine.

Le créatif n’a pas dit son dernier mot

Le créatif n’a pas dit son dernier mot

Iskra, peintre à l’atelier du Marais, troque ses pinceaux contre un iPad Pro et un Apple Pencil 3. Sur Procreate, elle esquisse dix toiles par jour, vend les fichiers PSD 120 € pièce aux galeries numériques. Le tout pèse 466 g dans son sac à main. Sa tablette graphique Wacom Cintiq ? Poussiéreuse sous la table.

Le même engin sert de carnet GoodNotes aux conférences Tech Insights. Je l’ai vu remplacer 800 pages de cahiers rédigés à la main par un seul fichier synchronisé sur iCloud. Le papier, lui, n’a pas de moteur de recherche intégré.

Alors, faut-il encore une tablette en 2026 ? La réponse est dans le tiroir où dort la vôtre. Branchez-la, installez Tasker, IFTTT ou Shortcuts : elle redevient un écran qui travaille pour vous, pas un écran qui vous fait travailler. Et si vous la bradez, sachez qu’un musicien, un chauffeur, un peintre ou une ex-belle-mère est prêt à la récupérer. La tablette n’est pas morte ; elle a juste changé de métier.