S&p 500 dégringole, pétrole flambe: la tension iran-états-unis plombe les marchés
Wall Street a ouvert la séance dans le rouge, le S&P 500 lâchant 0,8 % en séance, tandis que le Nasdaq 100 plonge de 1,1 %. Le Dow Jones, lui, tangente à l’horizontale. À l’origine : un regain de tension entre Téhéran et Washington qui balaye en quelques heures l’espoir d’un cessez-le-feu naissant.
Le baril repasse la barre des 100 $ et change la donne
Le Brent grimpe de 3,4 % à 100,61 $, soit plus de cinq dollars de gain en deux jours. Le brut américain suit avec une hausse de 3,2 % à 93,25 $. Résultat : les carnets de commandes des compagnies aériennes et des logisticiens chauffent, les anticipations d’inflation remontent, et les banques centrales se voient contraintes de geler, voire rehausser, leurs taux directeurs.
L’Asie et l’Europe n’échappent pas à la turbulence. Tokyo clôture en repli de 1,2 %, Francfort recule de 0,9 %, Paris cède 0,7 %. Partout, les traders liquident les positions les plus exposées à l’énergie et aux transports.

L’or s’effondre sous le poids des taux
Drôle de paradoxe : l’or, pourtant valeur refuge, perd 2,1 % et tombe sous les 4 420 $ l’once. En un mois, le métal jaune a déjà perdu plus de 15 %. La faute à la perspective de taux plus élevés, qui rendent l’or, non rémunératif, moins sexy que les obligations ou le dollar.
Sur les écrans, l’effet est brutal : les ETF aurifères subissent des sorties nettes record, et les fonds de pension réduisent leur allocation aux matières premières pour la première fois depuis 2022.
Le marché résume la situation en trois chiffres : 100 $ le baril, 0,8 % de chute pour le S&P, 15 % de plongeon pour l’or. Trois signaux qui, pris ensemble, laissent entrevoir un risque de stagflation si le conflit persiste. Les carnets de commandes industriels, déjà frileux, ne demandaient pas ça.
