Samsung freine : le galaxy z fold 8 épaissit et recycle son look
Le Galaxy Z Fold 8 ressemblera trait pour trait au Z Fold 7, si l’on en croit les rendus CAD fuités par Android Headlines. Seul changement tangible : une coque plus épaisse de 0,3 mm à l’ouverture, soit 4,5 mm au lieu de 4,2 mm. Pliez l’appareil et l’ensemble atteint 9 mm, un gain de 0,1 mm qui semble dérisoire quand Honor et Oppo affichent déjà 7 mm.
Des bords droits, un îlot photo, et c’est presque tout
Les images montrent les mêmes angles vifs, la même dalle 8 pouces à l’intérieur, le même écran externe de 6,5 pouces. Le poinçon frontal, les dimensions générales, la bosse de 5,5 mm pour les capteurs : copié-collé. Seule victoire annoncée aux spéculateurs : le retour du stylet S Pen, absent depuis le Z Fold 4, mais logé sans logement dédié ; il faudra encore renoncer à la poche.
La fiche technique, elle, se reprend à quelques lignes près : batterie de 5 000 mAh pour la première fois depuis 2021, recharge 45 W, ultra-grand-angle 50 Mpx qui remplace le 12 Mpx d’origine. Le cœur pulsera au rythme d’un Snapdragon 8 Elite Gen 5 « for Galaxy », épaulé par 12 ou 16 Go de RAM. De quoi faire passer la pilule, pas de quoi faire rêver.

Un marché qui défile plus vite que samsung
Le calendrier est impitoyable. Honor promet déjà 6 600 mAh et 66 W sur son Magic V6, Oppo annonce un Find N6 quasi incassable. Apple prépare l’iPhone Fold pour cet automne. Samsung, qui a inventé la catégorie, se retrouve à défendre une formule figée pendant que la concurrence sprinte.
Reste la question du prix. Si le Z Fold 8 dépasse encore les 1 900 € sans charger ni stylet dans la boîte, la marge de manœuvre devient étroite. Les fans du pliable réclament depuis trois générations un châssis plus fin, une charnière moins visible, une durabilité enfin égale aux barres. Ils obtiendront surtout une version « rafraîchie ».
Peak foldable ? Peut-être. Mais un pic qui ressemble à un plateau. Samsung a dompté la mécanique ; il lui faut maintenant réinventer la silhouette, avant que les cadres chinois – et bientôt californiens – ne plient l’histoire sans lui.
