Samsung corrige l’éternel cauchemar de l’empreinte sous film, google retire un raccourci adoré

Changer de protection d’écran sans devoir ré-enregistrer ses empreintes, c’était le fantasme silencieux de millions d’utilisateurs. Samsung vient de le rendre réel avec One UI 8.5 pendant que Google, dans le même temps, ampute son Pixel d’un accès direct à Lens. Deux mises à jour, deux philosophies : l’une qui répare, l’autre qui émonde.

Le caprice du capteur ultrasonique enfin dompté

Le Galaxy S26 Ultra partage avec ses aînés le même scanner ultrasonique sous dalle. Technologie précise, mais allergique aux surépaisseurs. Jusqu’à présent, remplacer le film thermoformé revenait à jouer à la roulette : authentification ratée, suppression de l’empreinte, nouvel enrôlement, re-paramétrage de Google Pay, Samsung Wallet, la banque, le parking… Un rituel imposé quatre à cinq fois par an. One UI 8.5 casse la boucle : un bouton « Améliorer la précision » apparaît dans les paramètres biométriques. Il complète le profil existant sans l’effacer. Dix secondes de balayage, zero ré-authentification dans les applis. Le genre de détail qui, répété à l’échelle mondiale, sauve des années de vie humaine.

Pixel réduit : moins de raccourcis, plus de gestes

Pixel réduit : moins de raccourcis, plus de gestes

Sur la 10e génération Pixel, Google a choisi l’inverse. Dans l’écran Récent, le 11 mars a disparu l’icône Lens ainsi que le « Sauvegarder » par appui long sur une image. Résultat : pour copier un visuel, il faut désormais quitter l’app en cours, ouvrir Lens, importer la capture d’écran, redécouper, attendre. Trois manipulations devenues six. Officiellement, le geste servait « d’allègement ». Officieusement, il prive les utilisateurs d’un raccourci quotidien au nom d’une esthétique plus « épurée ». L’ironie : c’est Google lui-même qui martèle que l’IA doit « réduire le temps d’écran ».

Bloatware ou swiss-army knife ? le retour de bâton

Bloatware ou swiss-army knife ? le retour de bâton

Depuis 2018, la critique assénait Samsung son « sur-couche lourde ». Aujourd’hui, la même couche propose un outil qui supprime la friction. Google, chantre d’Android « pur », retire la petite fonction qui fait gagner trente secondes. Le paradoxe fait grincer les forums : « J’ai acheté un Pixel pour le logiciel clean, je finis par installer des mods pour récupérer les features que Samsung intègre nativement. » Chaque suppressionsuscite un thread X de « Bring back Lens shortcut ». Chaque correctif de Samsung devient une vidéo TikTok virale. Le rapport de force s’inverse.

2026, Année où la sur-couche devient plus agile que le système

Les ventes de films en verre trempé explosent : 173 millions d’unités rien qu’en Asie-Pacifique selon IDC. Samsung le sait, Google aussi. Le premier adapte son firmware, le second taille son interface. Curieusement, c’est le sud-coréen qui applique la philosophie open-source « patch ton problème » tandis que le californien tranche à la serpe. Demain, quand Android 15 sortira en version AOSP, les modérateurs Reddit prédisent déjà un torrent de ROMs One UIportées sur Pixel. Le bloatware d’hier devient le patch de demain. Samsung vend du hardware, mais il gagne aussi la bataille logicielle point par point. Google vend de l’IA, mais retire les accès les plus rapides à ses propres services. Le score est sans appel : 1-0 pour le constructeur qui a décidé d’écouter la friction réelle au lieu de la cacher derrière un slogan « less is more ».