Salaires en bitcoin : l'amérique teste le coup, l'hexagone hésite
L'idée d'un paiement de salaire via les cryptomonnaies, autrefois reléguée aux fantasmes futuristes, se concrétise aux États-Unis. Des entreprises technologiques, des startups et des plateformes de recrutement ont déjà ouvert la voie, intégrant le bitcoin, les stablecoins et autres actifs numériques dans leurs systèmes de rémunération.
Une prise de risque en plein essor
Cette tendance s'accélère, portée par une législation favorable. Le Sénat américain a récemment adopté de nouvelles lois pour encadrer les actifs numériques et les stablecoins, consolidant ainsi la position des États-Unis dans l'économie numérique. L'objectif ? Renforcer l'influence de la dollar américain sur les paiements globaux.
Mais l'Hexagone peut-il suivre le mouvement ? L'intégration du salaire en cryptomonnaies est un véritable casse-tête juridique. Le Code du travail, la volatilité des cryptos et les obligations fiscales et sociales posent des obstacles majeurs. Les experts juridiques sont partagés : une adaptation totale semble improbable, du moins pour l'instant.

L'amérique, un terrain d'expérimentation
Aux États-Unis, des entreprises comme Bitwage, Deel ou Rise Works facilitent la conversion des salaires en cryptomonnaies. Selon un rapport de 2026, une sur quatre entreprises utilise déjà ces actifs pour rémunérer ses employés. Ce boom est directement lié à l'évolution du cadre réglementaire et à l'adoption croissante des Web3.
Trump, quant à lui, voit sa fortune liée aux cryptomonnaies exploser, grâce à la multiplication des transactions. Mais attention, ce modèle repose sur la stabilité des stablecoins, garanties par le dollar américain - un facteur de risque non négligeable.

Les défis de la conformité en france
En France, la situation est plus complexe. Le article 29.4 du Code du travail exige que le salaire soit versé en monnaie fiduciaire ou par chèque. Les cryptomonnaies ne sont pas reconnues comme monnaie légale. Elles sont considérées comme des actifs numériques, mais ne remplacent pas l'euro. Une rémunération en espèces est possible, mais limitée à 30% du salaire total et ne peut jamais réduire le montant correspondant au SMIC.
Miguel Arenas Gómez, professeur de droit du travail à l'UOC, estime que l'abonnements de salaires en cryptomonnaies sont
