Radarbot enterre google maps et waze sur les radars fixes et mobiles

Depuis lundi, un seul coup d'œil à l'écran suffit pour savoir si un hélicoptère Pegasus vous observe ou si un radar tronçon se cache derrière le prochain viaduc. L'application Radarbot débarque en Espagne avec une promesse brutale : zéro PV, même quand Google Maps et Waze se taisent.

Pourquoi maps et waze laissent des trous noirs sur la a-3

La Direction générale de la circulation (DGT) a doublé le nombre de contrôles mobiles depuis le 1er avril. Résultat : 17 % des flashs capturent des conducteurs qui roulent pourtant avec un GPS allumé. L'explication ? Maps optimise le flux, pas la prune. Waze, lui, ne crache une alerte que si un bénévole l'a postée dans la minute. Sur la AP-7, entre Tarragone et Valencia, seuls 3 % des utilisateurs sont connectés en simultané : un désert numérique où le radar mobile reste invisible.

Le 4 avril, un groupe Facebook de conducteurs professionnels a compilé 212 amendes reçues « sans préavis ». Toutes entre 6 h 30 et 9 h 30, heure de pointe où l'activité communautaire est à son plus bas.

Radarbot : base militaire + 60 000 validations par jour

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À contre-temps, une petite structure basque a bâti une base de données qui ressemble à un fichier d'état-major : 10 421 radars fixes, 2 347 radars tronçon, 857 emplacements statistiques de radars mobiles, 92 drones Pegasus et 32 hélicoptères. Chaque coordonnée est vérifiée par au moins trois utilisateurs distinctes en moins de 24 heures. Le taux de fausses alertes : 0,3 %, soit dix fois moins que Waze.

L'astuce technique : un algorithme de « fusion capteurs » croise les signaux GPS, l'accéléromètre et la vitesse réelle du véhicule. Dès qu'un écart de ± 3 km/h persiste plus de 4 secondes, l'icône radar passe du orange au rouge sang. Le conducteur reçoit un bip 500 m avant le point chaud, puis un second à 250 m, enregistré dans un journal de bord horodaté utilisable en cas d'erreur.

Gratuit, mais la vraie liberté coûte 9,99 €

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La version freemium affiche toutes les menaces, mais impose une bannière publicitaire et bloque la navigation hors-ligne. Passer à Premium débloque le mode « convoi », qui projette les alertes sur le combiné de l'Android Auto ou de la CarPlay sans intervention manuelle. Résultat : sur 1 000 km d'autoroute, l'application affiche une moyenne de 42 alertes validées contre 18 pour Waze et 11 pour Maps. Le coût : l'équivalent d'un plein d'essence.

Depuis le lancement espagnol, Radarbot grimpe de 40 000 à 260 000 téléchargements quotidiens. L'éditeur espère atteindre le million avant l'été, quand la DGT déploiera 200 radars mobiles supplémentaires sur les routes des costas.

Les PV ne prendront pas de vacances. Radarbot, si.