Nothing phone (4a) vs (4a) pro : le duo milieu de gamme qui bouscule les géants
Le fabricant britannique lance deux frères ennemis : le Nothing Phone (4a) à 349 € et son aîné Pro à 479 €. Même capteur 50 MP à périsocope, même batterie 5 080 mAh, mais l’un est plastique et l’autre métal. Lequel tient vraiment la dragée haute aux flagships à 900 € ? J’ai testé les deux pendant trois semaines. Verdict : la guerre des prix vient de changer de front.
Pourquoi le (4a) base est déjà un coup de maître
En main, le (4a) ressemble à un Pixel 8a malicieusement ouvert en deux. La coque transparente laisse voir les circuits, le téléobjectif dépouce de 3,5× rentre dans la poche d’un jean sans baver. J’ai shooté un match de foot crépusculaire : le capteur 50 MP, OIS activé, garde les crampons nets à 10×. Le secret ? Un Snapdragon 7s Gen 4 qui ne chauffe pas et un échantillonnage tactile à 2 500 Hz. Résultat : pas de ghosting sur Pokémon Unite, 90 fps stable. Le défaut : la charge 50 W reste en retrait face aux 80 W de Realme, et l’absence de Wi-Fi 7 se paie en téléchargement lourd : 1,3 Go en 43 secondes contre 28 pour un OnePlus Nord 5. Mais à 349 €, on pardonne.

Le (4a) pro métal, la formule qui tue les 800 €
Carl Pei a enlevé le plastique, gardé le prix sous la barre des 500 €. Châssis aluminium brossé, 7,9 mm d’épaisseur, 210 g : le Pro tient comme un iPhone 15 Pro déshabillé. J’ai laissé tomber mon review unit sur le carrelage : pas une rayure, pas une bosse. L’écran 6,83 pouces passe à 144 Hz, 5 000 nits crête. En plein midi sur la plage de Sitges, la dalle reste lisible à 100 % de luminosité, là où le (4a) base plafonne à 1 600 nits pratiques. Sous le capot, le Snapdragon 7 Gen 4 engrange 7 % de GPU supplémentaire. Sur 3DMark Wildlife, le Pro score 4 812 points, soit 1 200 de plus qu’un Pixel 8a. La chauffe ? 38 °C après 20 minutes de Genshin Impact, contre 42 °C pour le (4a) base. Bref, on tient ici le nouveau roi du price-to-performance.

Le vrai hic : l’autonomie reste en stand-by
5 080 mAh, même capacité que l’an dernier. Résultat : 5 h 46 min d’écran en 5G pour le Pro, 5 h 12 pour le (4a). Les flagships 2025 dépassent 7 h. Nothing promet six ans de mises à jour, mais pas de battery-sharing, pas de recharge sans fil. Le message est clair : on vous vend du design, pas de la endurance.

Zoom 140× : gadget ou arme fatale ?
Le (4a) Pro grimpe à 140× en numérique, le (4a) s’arrête à 70×. À 30×, l’IA gomme le bruit, garde les détails des lettres d’un panneau à 300 m. Poussez au-delà : c’est de la peinture à l’huile. Pour 95 % des utilisateurs, le 3,5× optique suffit. Le vrai plus, c’est le mode portrait : le périsocope isole les mèches de cheveux, bokeh crèmeux à f/1,4. Le (4a) base rend la peau plus chaude, le Pro pousse les bleus. Choisissez votre filtres, pas votre focale.

Prix, date, où l’acheter sans se faire avoir
Disponible dès aujourd’ui sur Amazon et PcComponentes. Le (4a) 8/128 Go à 349 € éclipse le Pixel 8a (459 €) et le Galaxy A55 (499 €). Le (4a) Pro 12/256 Go à 549 € frôle le OnePlus 12R (599 €) mais offre un téléobjectif que le coréen n’a pas. Astuce : la version 8/128 Go du Pro à 479 € est déjà en rupture en Espagne. Revendeurs alternatifs : Fnac et Darty listent les deux modèles avec écouteurs Nothing Headphone (a) offerts jusqu’au 15 juillet.
Nothing enterre sa gamme flagship jusqu’en 2027. Le message est limpide : le milieu de gamme peut tuer le haut, à condition d’oser le métal et le périsocope. Les (4a) réussissent le pari. Reste à voir si la batterie tiendra six ans, ou si le consommateur préférera recharger plutôt que rêver.
