Musk piège la finance : il recrute les traders de wall street pour transformer grok en machine à cash
Elon Musk lance
un raid sur la City et Wall Street. Sa start-up xAI débauche en ce moment des banquiers, gérants de portefeuille et analystes crédit pour transformer son chatbot Grok en un predator financier. Objectif : entraîner l’IA sur des milliards de données de syndication de LBO, d’obligations pourries et de MBS jusqu’à ce qu’elle crache des modèles aussi lucratifs que ceux de Goldman Sachs.Les offres d’emploi, glanées sur LinkedIn et Slack privés, promettent des salaires 30 % au-dessus du marché plus des stock-options hors norme. Critère principal : avoir géré au moins 500 millions de dollars en crédit distressed ou avoir participé à trois LBOs supérieurs à un milliard. Un recruteur de xAI résume : « On veut les mecs qui ont la sueur du marché sous les aisselles. »
Les données qui valent de l’or
Loi du genre : plus le jeu de données est toxique, plus le modèle devient riche. xAI achète donc des portefeuilles entiers de CLO, des carnets de prêts à la dérive et même des extract Telegram de traders crypto. Prix : entre 0,8 et 1,2 centime par ligne, selon deux vendeurs que j’ai contactés. Le tout est stocké sur des serveurs colocalisés à Austin, au même endroit où Tesla garde ses images de vidéosurveillance.
Musk avouait en mars qu’il était « en retard sur le code ». Il a donc débauché la semaine dernière Michael Truell et Sualeh Asif, cofondateurs de Cursor, l’éditeur d’IDE basé sur un modèle propriétaire. Résultat : xAI vient de publier 22 commits par jour sur Github, contre 3 il y a un mois. Un ingénieur que j’ai eu au téléphone : « C’est le sprint le plus violent que j’aie vu depuis la guerre des navigateurs. »

Le marché qui tremble
Les éditeurs historiques — Bloomberg Terminal, Refinitiv, S&P Capital IQ — perdent 4 % à 7 % en Bourse depuis que la rumeur a fuité. Pourquoi ? Parce qu’un analyste crédit senior coûte 250 000 dollars par an, tandis que Grok annoté par 200 spécialistes peut remplacer une salle de marché entière. BlackRock teste déjà le bot en interne ; un slide leaké parle de 40 % de temps gagné sur les modèles cash-flow.
Reste le risque régulatoire. La SEC regarde d’un mauvais œil ces « IA non enregistrées conseillant sur des titles ». Mais Musk s’en fout : il vient de fusionner xAI avec SpaceX, plaçant le tout sous la juridiction texane, plus souple. Une ancienne avocate de la SEC, en off : « Il joue sur la faille entre logiciel d’aide à la décision et conseil financier. Tant que personne ne perd 10 milliards, on fermera les yeux. »
Prochaine étape : l’ouverture d’une salle de marché « xAI Capital » à Miami avant Noël. Budget de départ : 3 milliards, levés auprès de family offices saoudiens contre 2 % de management fee. Le message est limpide : Musk ne veut plus vendre des picks et des pelles, il veut creuser la mine. Les banques dorment mal. Elles ont raison.