Motorola razr 70 dévoile ses couleurs folles et ses specs de malade
Motorola prépare une vague de pliables qui risque de faire trembler Samsung. Le Razr 70 vient de fuiter avec une palette de teintes Pantone digne d’un défilé de mode, un écran externe géant et des options RAM jusque 18 Go. Le prix ? C’est là que le couteau tombe.
Des couleurs qui piquent les yeux, mais dans le bon sens
On croyait avoir tout vu après le Slipstream et l’Orchidée du Moto G 2026. Motorola remet le couvert avec un Sparkling Green à texture carbone, un Hematite effet tissu et un rose dont le nom Pantone reste secret. La certification TENAA ajoute même un violet African Violet aperçu en Chine. Résultat : même le modèle « entrée de gamme » du line-up pliable se paie une identité visuelle de flagship.
Et ce n’est pas qu’un coup de peinture. La coque du Razr 70 hérite des finitions jusqu’alors réservées aux Ultra, preuve que Motorola applique sa stratégie « beauté populaire » à tout son catalogue. Le message est clair : on ne plie pas, on déplie la couleur.

Écran externe de 3,6 pouces et 18 go de ram : la fiche technique frôle l’absurde
Sous le capot, le Razr 70 embarque un OLED principal de 6,9 pouces 2640 × 1080 px et un second écran carré de 3,63 pouces 1066 × 1056 px. Soit presque la surface d’un iPhone 4, mais en façade. On passe ainsi de l’extérieur utile à l’extérieur indispensable : notifications, selfies, TikTok, tout se fait sans déplier.
La fiche technique s’emballe : SoC octa-core cadencé à 2,75 GHz, configurations RAM de 8 à 18 Go, stockage jusqu’à 1 To, capteurs arrière 50 + 50 Mp, selfie 32 Mp, batterie 4 500 mAh et charge 33 W. Le tout pour 188 g et 7,2 mm d’épaisseur à peine plus qu’un chocolatage classique. L’ingénieur en moi applaudit ; le comptable aussi, car la pile de mémoire ne devrait pas faire flamber le prix comme chez la concurrence.

Le prix qui tuera (ou soignera) motorola
Le Razr 2025 partait à 699 $ aux États-Unis. Si Motorola maintient ce ticket d’entrée, le Razr 70 deviendra le pliable le plus abordable du marché occidental, avec deux générations d’avance sur le Z Flip 7. Si le coût des puces pousse la marque à 799 $, Samsung garde une marge pour répliquer. Le dilemme est simple : vendre moins cher que la galaxie ou vendre plus cher que soi-même.
La guerre des prix est réelle. Les écrans pliables ont chuté de 30 % en deux ans, mais la mémoire DRAM remonte de 15 % depuis janvier. Motorola joue son va-tout en Asie où la demande explose et en Europe où les budgets se crispent. Le Razr 70 n’est plus un téléphone, c’est un pari macro-économique.
Donc, oui, les couleurs font rêver, la fiche technique fait saliver. Mais dans six mois on ne se souviendra plus du Sparkling Green si l’étiquette dépasse les 800 €. Motorola tient la ligne, Samsung compte les jours. Qui pliera en premier ?
