Microsoft cède aux critiques: la barre des tâches de windows 11 va enfin bouger
Redmond capitule. Après deux ans de grogne sourde, Microsoft vient d’assigner la priorité maximale — « Priority 0 » — à la fonctionnalité la plus réclamée de Windows 11 : une barre des tâches déplaçable, à la sauce Linux. Le code est déjà en incubation, les premiers builds internes circulent, et l’arrivée publique est calée sur les prochains mois.
Le « jamais » de microsoft devient « maintenant »
En 2021, la firme jurait qu’un ancrage rigide était indispensable à la stabilité du shell. Mikhail Parakhin, ex-patron de l’équipe Windows, l’a récemment admis : « Nous avions renoncé à finir ce que nous avions commencé. » Traduction : le chantier était techniquement trop lourd, alors on l’a enterré. Sauf que la pression des utilisateurs — et la déferlante de critiques sur les forums, Reddit, Twitter — a fini par faire craquer la digue. Le nouveau directeur produit, Mala Srivatsan, a tranché : on réécrit la couche de positionnement, même si cela implique de toucher au moteur de composition graphique.

Pourquoi ce n’est pas qu’un coup de pinceau cosmétique
Déplacer la barre, c’est remettre en cause vingt ans d’hypothèses : le registre Shell, les hooks d’authentification, les APIs de redimensionnement des icônes, la gestion multi-écrans. Microsoft a dû réécrire 1,4 million de lignes de C++ pour éviter que la barre ne se téléporte hors zone de sécurité ou ne se superpose aux fenêtres UWP. Résultat : une baisse de 7 % de la charge CPU constatée sur les machines à 4 Go de RAM, selon les benchs internes fuités à XDA Developers.

Copilot, edge, onedrive : la purge se généralise
La barre ne sera pas l’unique otage du ménage. Microsoft retire aussi les pop-ups promotionnelles qui surgissent même quand on lance un simple bloc-notes. Edge cessera de s’auto-lancer au démarrage pour « recommander » Bing, et OneDrive ne baiser plus la moitié de la bande passante d’un ADSL pour indexer vos photos. Objectif affiché : réduire de 30 % l’empreinte mémoire du système sur les PC entrée de gamme.

Le timing, c’est la guerre des versions
Windows 12 est prévu pour 2025. D’ici là, Redmond doit convaincre les 400 millions d’appareils encore sous Windows 10 de sauter le pas. La firme a donc transformé cette mise à jour 24H2 — normale — en un « Windows 11.5 » marketé comme la plus grosse refonte depuis le lancement. L’astuce : offrir la liberté de personnalisation promise en 2021 pour verrouiller l’écosystème IA avant que l’utilisateur ne migre vers une distribution Linux ou vers MacOS.
Ce que ça change pour vous demain
Dès septembre, les Insiders verront une poignée de huit points d’ancrage : haut, bas, gauche, droite, coins inclus. Glisser-déposer changera la résolution dynamique des icônes, et les bords s’arrondiront en temps réel. Les sceptiques diront que cela fait vingt ans que Linux le fait. Ils ont raison. Mais quand le géant qui tient 73 % du desktop se remue, l’industrie entière suit. La barre des tâches ne sera plus un mur ; elle deviendra une porte. Et cette fois, Microsoft promet de ne pas se reprendre la main dedans.
