Les 48 heures de trump font exploser le golfe : l’or plonge, le pétrole flambe

Le délai de 48 heures lancé par Donald Trump à Téhéran expire ce lundi soir. En Bourse, le mot « négociation » est rayé des écrans : le Brent bondit de 9 % à 112 $, le gaz TTF grimpe de 5 % à 62 € et l’euro reste figé à 1,15 $ comme un patient sous respirateur.

Les « safe havens » deviennent des liquidations

Lo que nadie cuenta es que, pour la première fois depuis 2008, l’or recule en plein choc géopolitique. Les coffres-forts deviennent des distributeurs de cash : le métal jaune perd 2,3 %, l’argent 4 %. Les hedge funds vendent pour payer leurs calls sur le pétrole et éviter les margin calls. Résultat : l’Ibex 35 plonge de 2,2 % à 16 300 points, le Dax cède 2 %, le Cac 1,5 % et le Mib 1,8 %. La cote d’ArcelorMittal fond de 3 %, ACS et Merlin Properties de 3,5 % : la facture énergétique des data centers espagnols vient d’exploser.

Deutsche Bank (-2,8 %) et ING (-3,5 %) glissent sur leur propre sang : les traders parient que la BCE sera forcée de monter ses taux malgré la récession. Rheinmetall, pourtant en plein boom des commandes, recule de 3 % : les investisseurs savent que, si l’Iran ferme Ormuz, les livraisons de chips d’Infineon (-4 %) resteront coincées au port de Shanghai.

La récession est déjà dans les modèles de la bce

La récession est déjà dans les modèles de la bce

La Banque centrale européenne a relevé sa prévision d’inflation à 2,6 % pour 2025 tout en abaissant la croissance à 0,9 % en 2026. Traduction : nous allons payer plus cher pour consommer moins. Le « stagflationary shock » n’est plus un mot d’économiste, c’est le réglage par défaut des ordinateurs de trading.

À Singapour, les shipbrokers affirment que 30 % de la flotte de VLCC (pétroliers géants) est déjà en mode « slow steaming » pour économiser le carburant. À La Haye, le gaz naturel liquéfié atteint 42 €/MWh, son plus haut depuis avril 2023. Et à Bruxelles, on commence à parler de rationnement industriel dès le 15 mai si le détroit reste fermé.

Les banques centrales ont liquidé 14 milliards de dollars d’or ces trois derniers jours, selon Bloomberg. Leur objectif : maintenir la liquidité dollarisée. Le message est limpide : dans cette guerre, même les barres d’or ne sont plus un refuge, juste une cartouche à échanger contre du brut.