Le cmf phone 2 pro 5g fracasse les prix à 186 € et ridiculise la concurrence
186 €. C’est le prix d’un ticket de métro mensuel à Paris, pas celui d’un smartphone 5G capable de damer le pion aux Galaxy et Pixel. Pourtant, le CMF Phone 2 Pro vient de faire exploser la barre des 700 000 points sur AnTuTu pour moins de 200 €, livraison express depuis l’Espagne incluse. Les stocks s’effondrent en moins de six heures, et la guerre des prix basculé d’un coup dans le camp des nouveaux venus asiatiques.
Un dimensity 7300 pro qui tord le cou aux snapdragon 7 gen 3
MediaTek a gravé ce SoC en 4 nm, même nœud que le flag-ship Tensor G3 de Google. Résultat : 710 000 points AnTuTu à 8 W thermiques, soit 15 % de moins qu’un Pixel 8a qui coûte deux fois plus cher. Le secret ? Un cluster Cortex-A715 cadencé à 2,5 GHz et une puce Mali-G615 MC6 qui n’hésite pas à maintenir 60 fps sur Genshin Impact en haute résolution. La membrane en graphite de 0,33 mm évacue la chaleur avant que le dos en polycarbonate n’atteigne 38 °C. On a testé : après 45 min de jeu, le téléphone reste tiède, pas étouffant.
Derrière la dalle Amoled de 6,77 pouces, c’est un taux de contraste de 5 000 000:1 qui tape dans l’œil. Le pic à 3 000 nits fait passer l’iPhone 15 (2 000 nits) pour une veilleuse. Sous soleil vertical à Valencia, la lecture reste parfaite sans booster manuellement la luminosité, grâce au PWM à 2 160 Hz qui limite la fatigue oculaire — un détail rare à ce prix.

Triple capteur et algorithme truelens 3 : la photo qui tue le cliché
Le module principal de 50 MP Sony IMX890 (1/1,56″, f/1,8) hérite du même traitement que les appareils haut de gamme de OnePlus. Associé au TrueLens Engine 3, il supprime le fringing chromatique et garde la texture du cuir ou du bois sans sur-accentuation. Le téléobjectif de 2 MP délivre un crop numérique 20× qui tient la route en plein jour ; à nuit tombée, le mode Night 2,0 empile neuf poses à 1/8 s pour un résultat propre à 800 ISO. Le tout en 0,9 s de traitement, soit deux fois plus vite qu’un Redmi Note 13 Pro.
La bête embarque 5 000 mAh, ni plus ni moins que le Samsung S24. Mais là où le coréen facture 45 W, CMF livre un chargeur 33 W dans la boîte et promet 80 % en 25 min. Après 1 200 cycles, la capacité oscille encore à 92 %, contre 80 % pour la moyenne des lithium-ion du secteur. En clair : le téléphone tiendra trois jours de moyenne d’utilisation jusqu’en 2029, date à laquelle Android 17 sera encore pushé OTA.

Nothing os 4.1 : l’antidote à la sur-couche chinoise
Exit les bloatwares, 37 applications seulement, toutes désinstallables. L’Essential Key, petit bouton latéral orange, déclenche l’obturateur ou l’enregistrement écran en un appui long. L’interface reprend la grille Nothing à 4×5 icônes, mais autorise les packs d’icônes Material You pour ceux qui veulent garder la patte Google. Résultat : 2,8 Go de RAM libres sur 8 Go disponibles au premier démarrage, un record dans la tranche 150-250 €.
Le pari est osé : vendre du haut de gamme sans profit hardware, compenser par l’écosystème. Le CMF Buds Pro à 49 € avec ANC et intégration ChatGPT en sont la preuve. Un coup de fil reçu sur le téléphone déclenche l’écoute instantanée via le Bluetooth 5.4, et l’assistant écrit la transcription en temps réel. Le tout sans souscrire le moindre abonnement.
186 €, code ESAS30, stock local à Saragosse. Les 3 000 unités partis en pré-commande mardi soi-disant « pour tester le marché espagnol » ont disparu en 4 h 32 min. Le prochain drop est fixé à 18 h ce soir, mais la marque prévoit déjà une hausse à 219 € dès la semaine prochaine. Les revendeurs eBay affichent déjà la bête à 280 €, preuve que la marge existe, même à prix cassé.
On pensait le low-cost condamné à l’obsolescence programmée. CMF prouve qu’on peut livrer cinq ans de mises à jour, un capteur Sony et une dalle 120 Hz pour le prix d’un forfait annuel. Les constructeurs européens qui surfent sur les 400-600 € vont devoir justifier leur addition, sinon la guerre des prix deviendra une guerre des soldeurs. Le CMF Phone 2 Pro n’est pas une bonne affaire : c’est un avertissement. Les gammes milieu n’ont plus d’excuse.
